Nomination du premier ministre: la coalition Irmar revendique le respect de l’article 54 de la Constitution

Dans sa déclaration hier, la coalition Isika rehetra mia­raka amin’i Andry Ra­joelina (Irmar) a dénoncé le non-respect de l’article 54 de la Constitution suivant la nomination du premier mi­nistre, Herintsalama Rajao­na­rivelo, en début de semaine.
Ledit article dispose que « Le président de la République nomme le Premier ministre, présenté par le parti ou le groupe de partis majoritaire à l’Assemblée nationale ». Le groupe parlementaire Irmar a affirmé être le seul détenteur de la majorité légale à l’Assemblée nationale avec 106 députés, maintenant sa position majoritaire face aux 21 députés du groupe Firaisankina. Des rumeurs concernant des démissions de députés au sein d’Irmar circulent mais, d’après la coalition, ni le président du groupe ni le secrétaire général de l’Assemblée nationale n’ont reçu de lettres officielles, ce qui signifie qu’aucun changement formel n’a été acté dans la composition du groupe.
Elle a également appelé l’ensemble des partis et groupes politiques à ne pas instrumenter la loi à des fins d’intimidation, en l’occurrence politique et a souligné que cela menace le système de gouvernance et la con­fiance nationale. La plateforme de l’ancien président Andry Rajoelina a par ail­leurs exprimé son soutien aux parlementaires de cette période difficile, les invitant à défendre leur liberté de choix pour le bien du pays. L’Irmar fait ainsi appel à tous les acteurs politiques, aux structures gouvernementales, aux organisations et à la société civile à privilégier la discussion et la réconciliation dans le respect des « Valeurs malgaches».
Enfin, les députés Irmar ont évoqué l’importance d’intégrer la jeunesse, avide de progrès, et de restaurer l’Etat de droit conformément à la Constitution et la volonté du peuple malgache. Face à un changement politique jugé anticonstitutionnel et ne résultant pas d’élections, la plateforme a estimé que le dialogue et le consensus entre Malgaches sont indis­pensables pour préserver la reconnaissance internationale. « En effet, Madagascar ne pourra engager sa reconstruction et son développement sans le soutien extérieur », a conclu le porte-parole.

F.M

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