L’Université de Toliara a frappé fort, et franchement, il était temps ! Son récent communiqué sur la tolérance zéro face au harcèlement sexuel pourrait bien changer la donne, pas seulement sur les bancs de la fac, mais aussi, espérons, dans tout le pays. Le message était avant tout un cri du cœur, mais aussi un bel élan d’espoir pour tous ceux et toutes celles qui souhaitent étudier et travailler sans craindre des comportements déplacés ou humiliants.
Le harcèlement sexuel, c’est un fléau dont on ne parle pas assez. Pourtant, il existe, il blesse, et… il fait peur. Mais voilà que l’Université de Toliara décide de briser la glace en rappelant qu’”aucune atteinte à la dignité ni au respect d’autrui ne sera tolérée.” Enfin ! On ne rigole plus avec ces histoires, et les mots ne sont pas lancés à la légère.
Grâce à une cellule anti-corruption à l’écoute, victimes et témoins peuvent désormais se sentir soutenus mais accompagnés dans la plus grande confidentialité. Oser parler, c’est devenu possible.
Ce message, loin d’être anodin, et place la barre haut avec le respect et la protection. On sent bien la volonté de créer un cadre d’apprentissage où, qu’on soit étudiante, collègue, professeur ou simple passante, on se sache en sécurité. Et ça, pour Madagascar, c’est déjà une petite révolution ! Le président de l’université a trouvé les mots justes, mêlant tendresse et responsabilité : “Chères étudiantes, chères collègues, vous êtes nos filles, nos sœurs, nos mères…. On vous protègera.” Tout est dit.
Un modèle à suivre, donc. On ne va pas se mentir : il y a encore du chemin à faire. Toliara a osé, a pris position, et c’est un immense pas en avant. Mais ce geste ne doit pas rester isolé. C’est maintenant aux autres universités de s’inspirer de ce courage Car chaque campus mérite ce cadre d’écoute et de respect. Et c’est seulement ensemble que la société pourra vraiment tourner la page du silence.
Cela étant, cette initiative n’est pas une baguette magique. Il ne fait disparaitre ni les mauvaises habitudes, ni le sexisme ordinaire d’un coup de tampon rouge. Mais il ouvre une brèche, un espoir. Gageons que cette petite révolution ne fera que grandir, et qu’un jour, sur tous les bancs du pays, la honte changera de camp.
Rakoto




