L’affaire relative au prêt de 11 milliards d’ariary, accordé à la Société Municipale de Gestion Digitale (SMGD) par la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (Cnaps), franchit une nouvelle étape. Plus d’une dizaine de personnes ont été présentées devant le Pôle Anti-Corruption (Pac) hier après-midi, aux environs de 14 h 50.
A l’heure où nous mettons sous presse, les auditions sont encore en cours. Aucune information n’a filtré. Parmi les personnes entendues, Harilala Ramanantsoa, la mairesse d’Antananarivo, Claudia Andriantsitohaina, épouse de l’ancien maire de la capitale et ex-ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, Mamy Rakotondraibe, ancien directeur général de la Cnaps, Béatrice Chan Ching, présidente du GEFP, Thierry Andriamananony, directeur général du SMGD, ainsi que des membres du conseil d’administration de la Cnaps.
Mais devant les locaux du Pac, de nombreux soutiens, amis et collègues se sont également rassemblés pour manifester leur solidarité notamment à Claudia Andriantsitohaina et Harilala Ramanantsoa. A noter que l’épouse de Naina Andriantsitohaina a été placée garde à vue prolongée depuis dimanche au Bianco.
Dans la foulée, des employés de la Commune urbaine d’Antananarivo et conseillers municipaux étaient également présents sur les lieux. A citer Lalatiana Ravololomanana qui a déclaré à la presse qu’à sa connaissance, cette affaire trouve son origine dans une plainte déposée en 2021 par un ou deux conseillers municipaux et qui a été remise sur le tapis actuellement.
« De mon point de vue, ce dossier ne devrait aboutir à aucune peine d’emprisonnement car le contrat de prêt entre les deux entités est clair. Si la dette de la Cnaps n’est pas remboursée par la SMGD, la Cnaps récupère la société. Et il n’y a effectivement pas eu de remboursement depuis plusieurs mois. De plus, la Cnaps a déjà porté l’affaire devant le tribunal du commerce et le procès est en cours. D’ailleurs, au cours d’une récente conférence de presse, le DG de la SMGD a réitéré la volonté de la société de s’acquitter de ses dettes », rappelle-t-elle.
La mairesse Harilala Ramanantsoa fait donc l’objet d’une enquête formelle dans le cadre de cette affaire. Subodorant des velléités de mettre en place un PDS à la tête de la municipalité, ses collaborateurs au sein de la Commune urbaine d’Antananarivo, ainsi que plusieurs conseillers et sympathisants, ont réaffirmé leur confiance et leur soutien à son égard, appelant à une justice équitable et transparente.
N.A




