Détournement de fonds : un agent de la Jirama condamné à 5 ans de travaux forcés

Reconnu coupable de détournement de fonds, un agent de la Jirama à Fianarantsoa, a été condamné à cinq ans de travaux forcés, à une amende de 40 millions d’ariary et à verser des dommages et intérêts d’un montant de 30 millions d’ariaray à la compagnie nationale d’eau et d’électricité. 28 millions d’ariary provenant de ses biens et de son compte bancaire, ont également été saisis. Le Pôle anti-corruption (Pac) de Fianarantsoa a rendu le verdict hier.
Cette condamnation intervient à la suite d’un audit interne ayant révélé des irrégularités dans la gestion des paiements clients. Selon la Jirama, « une partie des montants réglés par les usagers, n’était pas déposée sur les comptes de l’entreprise, ou l’était avec retard, ce qui a permis à l’employé incriminé de détourner des sommes substantielles ». L’enquête a fourni les preuves nécessaires pour saisir la justice, qui a finalement reconnu la responsabilité du collaborateur.
La Jirama réaffirme sa politique de tolérance zéro face aux fraudes internes, qu’elle considère comme un frein à sa stratégie de redressement. L’entreprise rappelle que ces pratiques entraînent d’importantes pertes financières et nuisent à la qualité du service public.
Pour limiter les risques de détournements et réduire l’affluence dans ses agences, la société encourage les clients à privilégier les paiements numériques, notamment les virements bancaires et les services de mobile money. Selon elle, ces outils offrent plus de traçabilité et contribuent à sécuriser les transactions.
Pour la Jirama, cette con­damnation s’inscrit dans « une série de mesures visant à renforcer la transparence et la gouvernance au sein de la compagnie ».

Arh.

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