Mpox à Antananarivo: la menace de la variole du singe plane sur les écoles

Vigilance sanitaire accrue. La confirmation d’un cas de Mpox ou variole de singe dans la capitale intervient à un moment critique où les élèves et étudiants retournent sur les bancs de l’école après les vacances de Noël. Le ministère de l’enseignement supérieur a déjà pris des mesures, contrairement à celui de l’Education nationale.

C’est officiel. Antana­narivo figure désormais parmi les régions touchées par la Mpox, après Boeny et Vakinankaratra. Selon les autorités, cinq cas ont été confirmés, mais l’investigation épidémiologique a permis de placer sous surveillance sanitaire 40 pa­tients suspectés de la variole du singe, a indiqué hier le Premier ministre Herintsa­lama Rajaonarivelo.
Si les autorités se veulent rassurantes, la présence du virus dans le principal pôle urbain du pays fait planer le risque d’une propagation silencieuse. Pour l’enseignement supérieur, les mesures sont déjà prises, à travers une note de service publiée hier. Le ministère de l’En­seignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesupres) a rendu obligatoire le port du masque dans l’ensemble des établissements relevant de sa tutelle : universités, écoles supérieures, instituts, centres de recherche et Centre national de télé-enseignement de Madagascar.
En revanche, aucune mesure particulière n’a, pour l’heure, été annoncée par le ministère de l’Edu­cation nationale (Men). Tou­tefois, certaines écoles ont pris les devants. A l’occasion de cette rentrée, des apprenants ont été invités à porter des masques, à titre préventif, dans l’attente d’éventuelles directives officielles.
Les autorités sanitaires rappellent toutefois qu’aucun décès n’a été enregistré à ce stade. Cinq patients ont été hospitalisés et bénéficient d’une prise en charge assurée par l’Etat, avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et des Centres hospitaliers universitaires (CHU). Les stocks de médicaments sont jugés suffisants.
Pour contenir la propagation, des barrages sanitaires ont été renforcés, notamment au départ de Maha­janga, principal foyer identifié. Des dispositifs de détection précoce, inspirés des mécanismes mis en place durant la pandémie de Covid-19, sont déployés.
Le gouvernement précise qu’aucune fermeture des frontières n’est envisagée pour l’instant, privilégiant une surveillance continue et une réponse proportionnée à l’évolution de la situation épidémiologique.

Fahranarison

Partager sur: