Opération Fosika : 272 plaintes en un mois

Le ménage s’intensifie dans l’enseignement supérieur. Un mois après son lancement, l’opération Fosika, initiée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesupres), commence à livrer ses premiers résultats.
Destinée à assainir le secteur de l’enseignement supérieur, notamment face aux faux diplômes et aux irrégularités institutionnelles, cette initiative a déjà enregistré 272 plaintes via la plateforme officielle mise en place à cet effet.Selon les chiffres communiqués par le ministère, 98 dossiers ont d’ores et déjà donné lieu à des mesures concrètes après vérification et preuves établies. Les autres plaintes sont toujours en cours de traitement, certaines né­cessitant des investigations plus approfondies.
Parmi ces signalements, 17 plaintes ont été transmises au Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) pour des enquêtes approfondies. 73 dossiers sont, quant à eux, pris en charge par la Cellule anti-corruption (CAC) du Mesupres, portant notamment sur des cas de recrutements illégaux, de violences et de diplômes falsifiés.

Poursuite des contrôles
L’opération a également mis en lumière des anomalies structurelles au sein de certains établissements. Deux écoles doctorales font actuellement l’objet d’enquêtes spécifiques concernant le financement des travaux de recherche. Par ailleurs, deux offres de formation proposées par des universités privées ont été suspendues, tandis que quatre universités privées sont placées sous enquête.
Face à l’ampleur des irrégularités signalées, le Mesupres assure que les actions de contrôle et de suivi se poursuivront sans relâche. L’objectif affiché reste la restauration de la crédibilité du système universitaire, à travers le renforcement de la transparence, de la rigueur administrative et du respect strict de la légalité.

Fahranarison

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