À l’occasion de la Journée internationale des douanes (JID), le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République de Madagascar, s’est interrogé, « Pourquoi externaliser-t-on des fonctions inscrites dans le pouvoir régalien de l’État à d’autres entités ? ».
Le chef de l’État rejette toute délégation de ces missions stratégiques au privé. «Nous n’avons pas besoin de secteur privé dans les fonctions régaliennes de l’État », a-t-il affirmé. Il pointe du doigt certaines dérives : « Peut-être est-ce à cause de l’avidité des politiciens qui accordent à leurs entreprises ou amis ces postes stratégiques, ou encore de la méfiance de nos compatriotes vis-à-vis de nos institutions ? ».
Pour lui, ces fonctions (Surveillance des frontières, sécurité et collecte des recettes fiscales) constituent le socle de la souveraineté nationale. « La souveraineté économique dont nous parlons toujours ne sera efficace qu’après les efforts que nous aurons faits pour rétablir la confiance de nos usagers », a-t-il lancé. Il nuance toutefois : « Le secteur privé a son utilité, mais nous devons aussi maintenir avec honneur et droiture les fonctions régaliennes qui nous sont attribuées ».
Le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison, confirme ce virage. «La collecte des recettes fiscales sera désormais assurée par les services publics. (…) Nous pouvons compter sur le retour de la collecte des impôts sur la délivrance des visas à la Direction générale des impôts ». Il conclut : «Ce sont des domaines stratégiques dont la sécurité et la souveraineté nationale dépendent. C’est parfaitement normal que ces fonctions régaliennes reviennent à l’État».
Arh.




