Des actions de prévention et d’éducation dans le cadre de la lutte contre la corruption, sont menées dans plusieurs communes rurales, notamment à Fianarantsoa et à Tsiroanomandidy, a fait savoir le Directeur Général du Bureau Indépendant Anti-Corruption (Bianco), Gaby Nestor Razakamanantsoa, hier à Anosy
Selon le DG du Bianco, suite à ces actions, des rapports seront élaborés, afin de mieux encadrer l’exercice du pouvoir au niveau des collectivités territoriales décentralisées. L’ objectif principal est de mettre en place des mesures de prévention efficaces, y compris contre les formes de corruption dites « mineures », souvent à l’origine de nombreuses plaintes.
Gaby Nestor Razakamanantsoa a notamment évoqué le cas des paysans qui se plaignent de devoir verser de petites sommes en contrepartie de la délivrance des documents administratifs.
Par ailleurs, des efforts importants ont été consentis dans le domaine de la formation. Des programmes spécifiques ont été élaborés pour renforcer les compétences des magistrats, greffiers et notaires, en matière de lutte contre la corruption. Madagascar dispose désormais d’un cadre juridique de prévention contre la corruption, servant de base à la formation des acteurs judiciaires, ayant un double objectif. Il s’agit d’assurer une bonne maîtrise des textes de loi et inculquer, dès la formation, une culture de l’intégrité et de la probité.
Le DG du Bianco a également souligné que la faiblesse des salaires des agents communaux, constitue l’un des facteurs favorisant la corruption. A Fianarantsoa, par exemple, les agents municipaux n’avaient pas perçu de salaire pendant huit mois, selon les déclarations du maire. Toutefois, des mesures correctives ont été engagées, notamment une augmentation de 100% des recettes de l’état civil, permettant le paiement de deux mois de salaire. Cette situation illustre l’importance de la mise en place de mécanismes de prévention adaptés au sein des services publics.
Enfin, il a été rappelé que Madagascar compte actuellement 184 structures internes de lutte contre la corruption, déployées au sein des ministères, des services déconcentrés de l’Etat et d’autres administrations publiques. Le Bianco a mis en place un cadre légal pour soutenir ces structures. Cette démarche a été adopté aussi bien auprès des communes des ministères que du secteur privé.
N.A




