Madagascar intensifie la lutte contre l’invasion acridienne. Le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la Pêche (Minae), le centre national de lutte antiacridienne de Madagascar (IFVM) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), coordonnent une riposte aérienne d’envergure dans le Sud et le Sud-Ouest du pays, pour stopper la propagation des criquets migrateurs et protéger les moyens de subsistance des populations rurales.
Depuis novembre 2025, l’IFVM a déployé cinq équipes techniques terrestres dans les zones d’Ihosy, Betroka, Fotadrevo, Befandriana Sud et Sakaraha.
«Nous avons déjà traité plus de 40 190 hectares avec des pesticides chimiques et biologiques», indiquent les responsables techniques. Les opérations se poursuivent. «Environ 299. 160 hectares supplémentaires sont ciblés, avec 99.044 litres de pesticides chimiques et 457 kg de biopesticides prévus», précisent-ils.
Deux hélicoptères en renfort
La surveillance aérienne renforce le dispositif. Deux hélicoptères appuient les équipes au sol pour repérer les foyers. «Un appareil est déjà opérationnel à Toliara pour les missions de prospection préventive, tandis que le second est basé à Ivato», expliquent les autorités.
Entre le 18 et le 26 janvier, des reconnaissances aériennes ont confirmé la présence de pontes de criquets dans plusieurs zones du Sud. « Les premières estimations font état de 26.750 hectares déjà infestés », signalent les équipes de suivi.
Pour améliorer l’efficacité, deux bases stratégiques ont été installées à Befandriana Sud (district de Manja) et à Betroka, couvrant Bekily et Fotadrevo. «La rapidité d’intervention reste la clé», insistent les techniciens. Les institutions appellent à une vigilance accrue, même dans les zones encore épargnées. «Anticiper la propagation est essentiel pour éviter une crise agricole majeure», soulignent-elles.
Arh.




