50.000 ariary le sac : flambée de prix du charbon de bois

Le prix du sac de charbon de bois, ne cesse d’augmenter depuis le début de la saison des pluies. Et les intempéries suite au passage de cyclones Fytia et Gezani, n’ont pas arrangé les choses. En deux semaines, le sac a connu une hausse de 6.000 ariary.

Pour le moment, la pénurie du charbon de bois, n’est pas à craindre dans la Capitale. Par contre, le prix actuel déjà élevé, risque encore de grimper, selon les charbonniers.
D’après leurs explications, le contrôle strict du ministère de l’Environne­ment sur la coupe des arbres et le passage de cyclones Fytia et Gezani, occasionnant d’importants dégâts sur les routes menant dans les principales zones de fabrication du charbon de bois, en sont les causes. Du coup, le coût du transport, a aussi augmenté à multiples reprises, obligeant les charbonniers à ajuster leur prix en fonction.
« A cause de ces conditions, bon nombre de ruraux ne s’intéressent plus à s’investir dans la production du charbon », a fait savoir l’un d’eux.
Malgré cette hausse, les ménages n’ont guère le choix que de faire avec. Le charbon de bois reste toujours l’énergie domestique à prix abordable par rapport aux autres énergies comme le gaz, le pétrole ou encore l’éthanol.

Les alternatives se font prier
Beaucoup de projets d’énergie renouvelable, comme des alternatives au charbon de bois, sont actuellement en cours de mise en œuvre dans le pays. Mais force est de constater que leur volume de production ne suffit pas encore à répondre aux be­soins de la Capitale. Le projet cuisson électrique ou « e-cooking », en utilisant le solaire et l’hydraulique, ne couvre pour le moment que 400 localités sur les 19.340 Fokontany au niveau national, avec une capacité actuelle de 17,7 MW.
La production du charbon écologique se présente aussi comme une meilleure alternative d’autant que le prix du kilo qui est de 1.200 ariary, suffit largement comme énergie de cuisson dans la journée pour un ménage composé de six personnes, contre 2.000 ariary pour le charbon de bois, selon les informations re­cueillies.
Leur volume de production est toujours limité à « 8 tonnes par jour », a indiqué une responsable de la production de charbon 2M, des produits obtenus par la Tech­ni­que améliorée de carbonisation (TAC) de déchets. Et c’est loin de satisfaire les 548 tonnes de charbon consommés par les Tananariviens.

Sera R.

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