Dar es Salaam, quelques jours après la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 au Maroc, la réunion du comité exécutif de la Confédération africaine de football devait pourtant se concentrer sur un éventuel durcissement du Code disciplinaire. Mais l’ordre du jour a vite été balayé par un sujet autrement plus brûlant : les suites chaotiques de la finale et surtout, les mots d’Olivier Safari Kabene, président de la commission d’arbitrage de la Caf.
Patrice Motsepe, le patron du football continental, n’avait déjà pas mâché ses mots sur l’arbitrage de la rencontre. Le Sud-Africain, d’ordinaire mesuré, avait laissé transparaître une franche insatisfaction, ouvrant la porte à des débats particulièrement tendus. C’est dans ce climat électrique que Kabene a pris la parole. Il a lâché une véritable bombe.
Le Congolais aurait reconnu avoir personnellement donné des consignes pour éviter l’interruption définitive du match, après le retrait temporaire des joueurs sénégalais de la pelouse. Le règlement, pourtant clair comme de l’eau de roche, prévoyait des sanctions immédiates, des cartons jaunes automatiques, au retour des joueurs sur le terrain.
Mais il aurait été décidé, en haut lieu, de fermer les yeux pour ne pas risquer l’arrêt prématuré de la finale. Une application stricte des textes aurait en effet placé le Sénégal en infériorité numérique, plusieurs cadres étant déjà sous la menace d’un second avertissement.
Autre révélation tout aussi troublante. Olivier Safari Kabene aurait confié de ne pas être consulté, lors de la désignation de certains arbitres ayant officié durant le tournoi, malgré sa présence aux réunions préparatoires.
Naisa




