Instances internationales : l’UA maintient ses sanctions contre Madagascar

La position de l’Union africaine (UA) reste ferme et sans ambiguïté. Madagascar ne retrouvera pas pleinement sa place au sein de l’organisation continentale, tant que des élections présidentielles n’auront pas été organisées, afin de rétablir l’ordre constitutionnel.

En déplacement à Ad­dis-Abeba (Ethiopie), dans le cadre de la 39e session de l’Union africaine, la délégation malgache conduite par la ministre des Affaires étrangères, Chris­tine Razanamahasoa, aurait tenté de participer aux travaux de la réunion des ministres des Affaires étrangères des Etats membres. Mais, selon des sources concordantes, leurs démarches sont restées infructueuses. En l’absence d’une accréditation, les sièges attribués à Madagascar sont demeurés inoccupés, aussi bien lors de la réunion préparatoire que durant le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement.
Le président de la Ré­publique de la Refondation n’aurait pas non plus été convié à participer aux travaux de haut niveau. Cette mise à l’écart illustre la ligne de conduite adoptée par l’organisation panafricaine, face aux changements anticonstitutionnels à Madagascar.
Toujours selon les informations recueillies, la délégation malgache aurait patienté plusieurs heures dans les couloirs du siège de l’institution, dans l’espoir d’obtenir une audience, auprès des hauts responsables de l’organisation. Après une attente prolongée, une brève rencontre aurait finalement eu lieu. D’une durée de cinq minutes seulement, l’échange a permis à l’UA d’adresser un message clair à la délégation malgache, « l’Union africaine ne transige pas avec les principes de gouvernance constitutionnelle et maintient les sanctions contre Madagascar tant qu’un processus électoral crédible n’aura pas été engagé ».
L’organisation réaffirme ainsi son attachement au respect des textes fondamentaux et à la restauration d’un ordre institutionnel conforme aux normes régionales. La position de l’UA s’inscrit dans la continuité des principes défendus également par d’autres instances africaines, qui conditionnent toute normalisation à la mise en œuvre d’une feuille de route électorale consensuelle et transparente.
Les tentatives diplomatiques engagées à Addis-Abeba n’auront donc pas permis d’infléchir la position de l’Union africaine, déterminée à faire respecter ses principes en matière de légalité constitutionnelle.

N.A

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