Sadc: Madagascar placé sous surveillance

En marge de la 39e session de l’Union africaine à Addis-Abeba, la Sadc et l’UA se sont penchées sur la situation politique et humanitaire à Madagascar, fragilisée par le passage de cyclones et sur le suivi des réformes institutionnelles. A ce sujet, le Secrétaire exécutif de la Sadc, Elias Magosi, et l’envoyé spécial de l’UA pour Madagas­car, Mohamed Idriss Farah, se sont réunis pour discuter du climat politique dans la Grande île.
Le Secrétaire exécutif de la Sadc, Elias Magosi, a insisté sur l’importance d’un suivi rigoureux. « La Sadc suivra de près l’évolution des réformes et attend un rapport détaillé du gouvernement avant la fin du mois de février. Notre objectif est de garantir un processus électoral transparent et une transition vers un gouvernement civil stable, en évitant les erreurs passées », a-t-il fait savoir.
Selon les responsables de la Sadc et de l’UA, cette dé­marche coordonnée permettra de limiter les risques de désordre politique et d’assurer la stabilité de la gouvernance à Madagascar. « Le soutien harmonisé des partenaires régionaux est essentiel pour que les réformes se traduisent par des actions concrètes et non de simples déclarations d’intention », a ajouté Mohamed Idriss Farah.
Pour rappel, les autorités malgaches ont annoncé leur intention de mettre en place une nouvelle Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et d’organiser des consultations nationales élargies, afin de garantir la participation de toutes les forces politiques et de la société civile. Ces mesures s’inscrivent dans le cadre d’un plan plus large de réformes institutionnelles destinées à renforcer la transparence et la crédibilité des prochaines élections.
Cette vigilance diplomatique souligne la volonté des organisations régionales et continentales d’accompagner Madagascar vers un processus politique crédible et accepté par tous, où la stabilité et la résilience face aux urgences sociales et climatiques restent étroitement liées.

S.A

Partager sur: