Les fans de Fanja Andriamanantena sont tombés des nues. Hier, sur sa page Facebook, la chanteuse a annoncé officiellement qu’elle mettrait fin à ses apparitions sur scène. Ainsi, ses deux derniers concerts auront lieu respectivement le 15 et le 20 mars, où elle partagera la scène avec Solo Andrianasolo. « Ce n’est pas une décision récente, car je me fais de moins en moins présente sur scène », confie-t-elle en précisant pourtant qu’elle aime être sur scène.
Avec plus de soixante ans de carrière, Fanja Andriamanantena est montée pour la première fois sur scène en 1963, aux côtés du groupe Ny Railovy, encouragée par son père. Un an plus tard, elle décide de se lancer sérieusement dans la musique en participant à un concours de chant organisé par le Centre culturel Albert Camus (CCAC), où elle remporte le prix du Meilleur chanteur de blues. Depuis, elle enchaîne les compositions et les enregistrements, dont « Tiako Raha Ianao », « Saingy Tiana Ve » et « Mpivahiny ». Jusqu’à aujourd’hui, l’artiste continue de bercer les mélomanes et d’inspirer les nouvelles générations.
Compositrice exceptionnelle
Connue pour son style jazzy, elle revendique toutefois une identité artistique propre : « Je fais du Fanja Andriamanantena ». Issue d’une famille d’artistes, dont le célèbre poète Rado qui est son frère, elle excelle également dans l’écriture. Plusieurs de ses œuvres ont été interprétées par d’autres artistes et sont devenues des titres cultes. Elle a même réalisé le projet « Mozika Tsotra Izao », sur lequel, elle a créé des chansons qui sont interprétées par une vingtaine d’artistes. Comme ces dernières années, elle a multiplié les collaborations avec de jeunes musiciens et des chanteurs talentueux.
Artiste engagée et généreuse, elle répond régulièrement présente aux grands événements culturels de divers styles, que ce soit le théâtre, la photographie… Elle aime l’art et la culture. Si elle quitte la scène, elle n’abandonne pas pour autant la musique. Elle poursuivra son travail en studio pour composer et créer de nouvelles chansons. « J’espère que vous aimerez toujours mes compositions », déclare-t-elle.
Reine du jazz malgache, elle demeure une figure incontournable du genre. Une décision qui ne fait pas l’unanimité. Jaojoby a d’ailleurs réagi à son annonce : « Je pense que tu auras tort, sœur Fanja Andriamanantena. Que seul Dieu devrait t’arrêter… »
Holy Danielle




