Elles ont choisi d’agir plutôt que d’alerter. A l’occasion du 80e anniversaire de la branche Afo, 58 jeunes femmes du « Sampana Mena » du mouvement « Mpanazava eto Madagasikara » (MEM) ont planté 1.000 jeunes plants dans la région d’Analamanga, sous l’encadrement technique des autorités environnementales. Placée sous le thème «urgence climatique liée aux sources de revenus», l’initiative a mis en lumière une réalité préoccupante : le changement climatique menace directement les moyens de subsistance des communautés malgaches, notamment les agriculteurs, les éleveurs, les pêcheurs et les artisans.
Face à ce constat, les jeunes participants n’ont pas seulement planté des arbres. Elles ont également présenté des projets scientifiques et technologiques innovants, démontrant que la lutte contre le dérèglement climatique passe aussi par la connaissance et l’innovation. Parmi les projets phares figure une ferme durable alimentée à l’énergie solaire, équipée de panneaux photovoltaïques, d’un système de ventilation solaire et d’un dispositif automatisé de récupération des eaux de pluie. Ce modèle intègre également l’utilisation de compost local et des cultures destinées à nourrir le bétail. Une approche intégrée qui illustre la capacité des jeunes filles à proposer des solutions réalistes et adaptées au contexte malgache.
Une mobilisation qui dépasse Analamanga
La mobilisation s’est élargie à d’autres localités : 500 plants à Ambalavao Atsimondrano, 300 dans la région Atsimo Andrefana. Avec 1.800 arbres mis en terre en une seule journée, elle est le symbole d’un engagement structuré et national. A travers ses programmes d’éducation environnementale et l’initiative StemGirl, le MEM investit dans les compétences scientifiques des jeunes filles. Un choix stratégique qui confirme une évidence : la transition écologique se construira avec elles, et dès maintenant.
Fahranarison




