Cosafa Women’s Championship : du sang neuf dans les rangs des Barea Dames

Les Barea Dames entreront dans l’arène du Cosafa Women’s Championship en Afrique du Sud, avec un visage profondément renouvelé. Hier, le tournoi a démarré tambour battant. En lice dans un groupe C à trois équipes, Madagascar s’apprête à en découdre dès le 23 février, avec la Namibie, puis le Mozambique, le 25 février.
Comparée à la sélection qui avait défendu les couleurs malgaches en 2024, l’équipe 2025 a subi une véritable cure de jouvence. L’an dernier, sous la houlette d’Hortensia Mamihasina, les Barea Dames s’appuyaient sur un socle expérimenté, avec Thérèse Tolizafy en patronne de la défense et capitaine incontestée, entourée de cadres trentenaires comme Véronique Raharimalala, Geneviève Razafindrami­dina ou Mamy Razafindrabe.
A l’époque, 23 joueuses ont composé les Barea, avec ossature défensive rodée et offensive solide menée par Suraya Ali ou Marie Rasoanandrasana capables de faire la différence, grâce à des exploits individuels. Et comme résultat : une nouvelle sortie dès la phase de groupes, comme à l’accoutumée, sans jamais franchir le cap des demi-finales.
Cette année, le vent a tourné. L’effectif passe à 24 joueuses et affiche une moyenne d’âge nettement plus basse. Les piliers expérimentés ont presque tous laissé aux jeunes, à l’image de Tolizafy, Raharimalala, Razafindramidina, Raza­findrabe et la plupart des défenseures qui formaient le mur de 2024.
Seules quelques rescapées assurent la continuité, à savoir la gardienne titulaire Verasantatra Andrianandrasana, toujours solide à 32 ans, Anastasie Soanarivo qui monte en puissance dans les cages, Anjarasoa Velomanantsolo en charnière, Aimée Razanampiavy au cœur du jeu, Nomenjanahary Raharimampionona, Solomampionona Mamonjy, Louisa Nambininjanahary et Marie Volanaharinjanahary.

Du sang neuf

Parmi les nouvelles joueuses appelées, Tantely Raheritiana (née en 2008), Angele Odilicia (2008), Nasandra­triniaina Andriafanomezana (2007) ou encore plusieurs éléments de 2005 comme Njaraniaina Randriamiali­manantsoa, Roxina Razafindravola et Louisa Nambininja­nahary. Ces adolescentes ont la rage de vaincre. Le staff a clairement choisi d’injecter du sang neuf, de construire sur le long terme tout en gardant quelques repères. Reste à savoir si cette jeunesse saura tenir la dragée haute face à des nations plus rompues aux joutes régionales.

Dans ce groupe C, le Mozambique, demi-finaliste des deux dernières éditions, part avec l’étiquette de favori. La Namibie, finaliste en 2022, n’est pas en reste. Et Madagascar, éternelle outsider qui n’a jamais goûté aux demi-finales du Cosafa, a devant elle une occasion en or de sortir du lot.
Avec un effectif rajeuni, plus athlétique, peut-être plus imprévisible, les Barea Dames ont les cartes en main pour créer la surprise

Naisa

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