Le président de l’opposition, Milavonjy Philobert, a exprimé son désaccord avec à la procédure de levée de l’immunité parlementaire du député Augustin Andriamananoro, à la demande de la ministre de la Justice et déclenchée par le Bureau permanent de l’Assemblée nationale.
Selon lui, le vote à main levée conformément au règlement intérieur en cas de divergence d’opinion, ne respecte pas pleinement les exigences légales encadrant la levée de l’immunité d’un parlementaire. Milavonjy Philobert affirme avoir été le seul membre à voter contre cette mesure.
Et de rappeler, la procédure de levée d’immunité ne peut être engagée que si le député concerné, a été pris en flagrant délit. Or, dans le cas d’Augustin Andriamananoro, poursuivi pour « atteinte à la sûreté de l’Etat » et « tentative de déstabilisation », les éléments présentés ne permettent pas d’établir sa responsabilité dans cette affaire .
Le président de l’opposition souligne par ailleurs que cette affaire intervient dans un contexte où plusieurs dossiers sensibles secouent l’Assemblée nationale, notamment la levée de l’immunité de la députée Marie Michelle Sahondrarimalala et la saisine de la Haute Cour constitutionnelle concernant le cas de cinq autres parlementaires.
Il pointe du doigt la ministre de la Justice exerçant une influence excessive sur l’appareil de l’Assemblée nationale qui fragilise l’image et la crédibilité de l’institution parlementaire qui serait réduite à un simple organe d’exécution.
Milavonjy Philobert appelle ainsi à une enquête approfondie et transparente, appuyée par des preuves solides, avant toute levée d’immunité parlementaire. Il a également interpellé les responsables du FFKM, les invitant à se prononcer au nom de la défense des libertés d’expression et d’opinion, qu’ils ont souvent soutenues lors de précédents mouvements citoyens.
N.A




