Trafic de tortues: les cinq braconniers sous les verrous

Un trafic de tortues qui aura tourné court, mais qui démontre l’ampleur du phénomène et l’étendu des réseaux. Les cinq présumés braconniers, capturés en fin de semainen, à Belo-sur-Mer et à Antanimanimbo, un petit village situé au sud de Belo-sur-Mer, ont été placés sous mandat de dépôt à l’issue de leur défèrement d’avant-hier au parquet du tribunal de première instance de Mo­ron­dava. Ils sont poursuivis pour transport illicite et détention d’animaux protégés.
Dans le cadre de l’opération Mahomby, les éléments de la Direction régionale de l’Environnement et du développement durable (Dredd) et de ceux de la Sécurité publique (DRSP) Menabe, ont déjoué la tentative de trafic de tortues dans la partie sud-ouest de l’île. Ils ont mis la main, jeudi à Belo-sur-Mer, sur 646 tortues radiées dont 630 vivantes (toutes tailles confondues) à bord d’une vedette rapide, probablement en provenance du Grand Sud.
Deux hommes à bord de l’embarcation ont été arrêtés sur-le-champ, tandis que les trois autres ont réussi à s’enfuir. La traque s’est poursuivie et le lendemain, les trois autres présumés braconniers ont été capturés à Antanimanimbo. Ils ont alors rejoint leurs acolytes au commissariat central de Morondava où s’est tenue l’enquête policière durant laquelle tous les cinq ont été placés en garde à vue. Quant aux reptiles encore vivants, ils ont été confiés à l’ONG Turtle Survival Alliance (TSA) en vue de leur intégration dans leur milieu naturel.
Le trafic de tortues n’est pas un fait nouveau à Madagascar. « Il y a plusieurs réseaux dans la pays », selon un ancien ministre en 2024. Parmi les récents rebondissements dans ce phénomène, le retour en prison, en janvier, d’un député condamné à une peine de dix ans prison assortie d’une amende de 2 milliards d’ariary. Il était pris en flagrant délit de transport de tortues, en décembre 2024 à Morondava Antehiroka, emprisonné, puis relâché en catimini au mois de décembre de l’an passé.

LR

Partager sur: