La rencontre d’hier à l’aéroport international d’Ivato, entre les 41 sapeurs-sauveteurs de la Sécurité civile française et l’ambassadeur de France à Madagascar, Arnaud Guillois, intervient dans un contexte où la présence française au pays, officiellement déployée pour répondre à l’urgence humanitaire après les récents cyclones, suscite interrogations et commentaires.
Parmi les voix qui se sont élevées, celle du président de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniako, qui s’est interrogé sur l’ampleur et la nature de ce déploiement. Mais, l’ambassade de France rappelle que la France et l’Union européenne ont déclenché cette intervention à la demande des autorités malgaches, dans le cadre du mécanisme européen de protection civile. Un cadrage qui met en avant la dimension multilatérale de l’opération et son caractère strictement humanitaire.
Le détachement, spécialisé dans le traitement de l’eau, a rejoint hier Toamasina, durement touchée par les intempéries. Ces éléments ont aussi pour mission de partager leur expertise avec les acteurs locaux du secteur, dans une logique de renforcement de capacités.
Une coopération sous observation
Autre élément souligné par l’ambassadeur, « l’échange avec une délégation de la Sadc, également en route pour Toamasina afin d’apporter une aide aux populations sinistrées ». Ce point n’est pas anodin. Il vise à montrer que la France n’est pas le seul acteur étranger engagé sur le terrain et que la réponse à la catastrophe s’inscrit dans une dynamique régionale et internationale plus large.
Si l’aide internationale est globalement perçue comme nécessaire face à l’ampleur des dégâts, la question de la souveraineté et de présence étrangères reste un sujet sensible.
Tivo Rasam




