Les auditions s’enchaînent pour tirer au clair les circonstances exactes de l’anniversaire noir ayant abouti à une hécatombe, dans la nuit du 14 au 15 juin 2025 à Ambohimalaza. Pendant ce temps, les rumeurs pullulent. Sur Facebook avant-hier, la mère de Nombana et Onja, deux des victimes de ce drame qui a fait une trentaine de morts, a indiqué être visée par une perquisition et une possible arrestation. La ministre lui a répondu, hier, également sur Facebook, en niant en bloc une telle éventualité.
«Le tribunal n’envisage aucune perquisition ni aucune arrestation de la mère de Nombana. Tous ceux qui disent le contraire ou présentent un ordre allant dans ce sens mentent ou se livrent à des manœuvres frauduleuses », a publié la garde des Sceaux, ministre de la Justice Fanirisoa Ernaivo, hier sur Facebook.
Cette déclaration faisait suite à la publication de la veille sur Facebook de Voavy Marie, mère de Nombana et Onja, à propos d’une manœuvre d’intimidation qui la viserait. Selon ses dires, « L’intimidation commence. Il a été indiqué que je disposais de preuves relatives à l’affaire Ambohimalaza. Une perquisition imminente aurait lieu chez nous pour s’en emparer (…) Un mandat d’arrêt à mon encontre serait également en gestation ».
Parmi les proches des victimes de cet anniversaire noir ayant coûté la vie à au moins 35 personnes, la mère de Nombana et Onja est l’une des plus actives pour réclamer l’accélération du traitement de cette affaire. Pas plus tard que mardi, elle a encore indiqué avec détermination qu’elle ne lâcherait jamais l’affaire tant que justice ne serait pas rendue. « J’ai perdu mes deux enfants, alors je ne me tairai jamais. Ceux qui se disent en avoir assez ou qui veulent étouffer l’affaire, je vous demande simplement de ne pas me suivre », a-t-elle déclaré.
LR




