Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan national d’approvisionnement durable en bois, la suspension d’exploitation des bois sur les forêts naturelles a été levée, lors du conseil des ministres de mercredi. Une activité qui a été suspendue en janvier 2019 à travers l’arrêt de la coupe, du transport et de l’exploitation des produits forestiers afin de lutter contre l’exploitation illicite de la filière bois.
De l’avis de Tojotsara Zafindragisimary Ratefason, directrice des aires protégées et des ressources naturelles renouvelables (DAPRNE) du ministère de l’Environnement et du développement durable (Medd), lors d’un point de presse hier à Nanisana, « Cette décision a favorisé les coupes illicites, sans parler du manque à gagner auprès de la caisse de l’Etat ». Elle a aussi souligné que cette régularisation vise à assurer la légalité des exploitations, garantir la traçabilité du bois par l’utilisation de QR code par exemple, à renforcer les mécanismes de contrôle et optimiser les recettes publiques, mais surtout de prévenir l’exploitation illégale.
A titre de mesures d’accompagnement, plusieurs dispositions ont été prises. Les bois précieux et endémiques comme les bois de rose, les bois d’ébène, les palissandres ainsi que les « Mpanjakabenitany », ou Baudouinia Rouxevillei, entre autres, ne sont pas compris dans cette décision, et toutes les coupes observées seront suivies d’une restauration à travers un reboisement. De même, toutes les Aires protégées (AP) ne sont pas concernés par cette levée dont la mise en application se fera d’une manière progressive. Dans l’attente, les 45 exploitants en possession de permis avant 2019 sont pour l’instant les soumissionnaires.
Lors de cette annonce, la DAPRNE du Medd a aussi annoncé la mise en vente des bois saisis où seuls ceux qui ont déjà bénéficié d’une ordonnance de mise en vente par le tribunal sont concernés. Cela se fera par voie d’adjudication où le plus offrant sera le bénéficiaire.
Sera R.




