Post-Gezani à Toamasina: le premier ministre Rajaona­ri­velo en première ligne

En installant son quartier général dans la capitale économique durant tout le week-end, la Primature envoie un message : face aux conséquences du cyclone Gezani, la gestion de crise se fait désormais au plus près du terrain. Conduite par le premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo, la mission a permis d’évaluer l’état des infrastructures stratégiques et d’accélérer la prise de décisions pour éviter tout ralentissement du relèvement post-cyclonique.

Dès samedi, le chef du gouvernement a parcouru plusieurs quartiers de Toamasina pour constater l’ampleur des dégâts causés par le passage du cyclone. Parmi les sites visités figurent le Centre hospitalier universitaire d’­ Ana­lankininina et plusieurs établissements scolaires touchés par les intempéries. Concrètement, le gouvernement veut rétablir le plus rapidement possible les services essentiels et prévenir un prolongement de la crise suite aux dégâts cycloniques.
Le premier ministre a effectué une visite au cœur du principal poumon économique du pays, le port de Toamasina. Accompagné des responsables des douanes et des autorités portuaires, il a inspecté le grand entrepôt de la SPAT où sont stockés des équipements destinés à la gestion des catastrophes, le site de maintenance des vedettes de surveillance ainsi que le stockage de blé.
Les dégâts enregistrés sur environ 700 mètres de la clôture portuaire nécessiteront des travaux de réhabilitation. Les responsables du port ont toutefois mis en place des mesures d’urgence afin d’assurer la continuité du trafic afin d’assurer l’approvisionnement national et la stabilité des prix.
Mais, un point de satisfaction pour l’Exécutif, le projet d’extension du port n’a subi aucun dommage. Conformément au calendrier initial, les responsables ont confirmé la livraison des 333 mètres du quai C4 pour fin mars 2026.Ce maintien des délais rassure particulièrement les opérateurs économiques.
En soirée, le Herintsa­lama Rajaonarivelo s’est rendu auprès des équipes chargées de l’assainissement de la ville, une action prioritaire pour limiter les risques de propagation de maladies et permettre un retour progressif à la normale pour la population.
En choisissant de délocaliser temporairement le centre décisionnel dans la région sinistrée, l’Exécutif entend visiblement mettre en place une gouvernance de proximité face à des urgences sanitaires, économiques et sociales dans une ville particulièrement meurtrie par le passage du cyclone Gezani.

Tivo Rasam

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