Cofinancé par le programme Erasmus+ de l’Union européenne, le projet HayKa, piloté par l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), l’Université de Montpellier et l’Université de Mons, dresse un bilan solide après trois années d’actions.
Neuf écoles doctorales issues de six universités malgaches ont bénéficié d’un appui structurant, tant sur le plan technique qu’institutionnel.
L’atelier final, organisé le 20 février en format hybride à Fianarantsoa et Antananarivo, a permis de présenter des résultats chiffrés et des acquis techniques significatifs.
Elliot Chollet, chef de projet Hayka à l’Université de Montpellier, met en avant une étude que le projet a réalisée : « Nous avons mené une grande enquête d’insertion professionnelle auprès de près de 500 docteurs diplômés. Cela donne enfin de la visibilité aux écoles doctorales sur le devenir de leurs doctorants ». Le projet a aussi renforcé le lien avec le secteur privé. « Nous avons organisé des rencontres dédiées entre doctorants et entreprises pour rapprocher l’université du monde socio-économique », précise-t-il.
Sur le plan de la formation, les chiffres parlent d’eux-mêmes : « HayKa a formé directement 80 responsables et encadrants, ainsi que 100 doctorants à travers une école d’été à Fianarantsoa et les Doctoriales d’Ampefy. Indirectement, plus de 200 personnes supplémentaires ont été formées grâce à l’effet démultiplicateur des formateurs formés ».
Thierry Portafaix, directeur de l’IRD à Madagascar et dans l’océan Indien, souligne l’impact structurel : « Mieux organiser les écoles doctorales garantit des formations de qualité. Nous avons renforcé leurs capacités administratives, pédagogiques et scientifiques ». Le projet s’implique aussi en matière d’insertion professionnelle : « Les entreprises expriment leurs besoins. Nous adaptons les formations en conséquence. Le lien fonctionne dans les deux sens ».
Pérennisation de la dynamique
L’un des fondateurs de l’école doctorale de l’Université catholique de Madagascar (UCM), le Pr Jeannot Ramiaramanana évoque « un appui matériel et surtout technique, notamment pour l’encadrement des thèses et le renforcement des capacités des encadreurs ». De son côté, le directeur de l’Ecole doctoral Physique et Applications de l’université d’Antananarivo, le Pr Solofonirina Rabemanantsoa rappelle que son école doctorale, créée en 2013, « a déjà diplômé plus de 100 docteurs et compte plus de 40 doctorants encadrés par 80 enseignants-chercheurs ». Il ajoute : « Aujourd’hui, un doctorat peut être réalisé entièrement à Madagascar avec un encadrement renforcé ».
Au terme du projet lancé en 2023, HayKa affiche un impact mesurable : plus de 300 bénéficiaires formés, des outils de suivi consolidés et un partenariat universités-entreprises structuré. Les acteurs plaident désormais pour la pérennisation de cette dynamique au service de l’excellence scientifique malgache.
Arh.




