Can 2025 : le Maroc riposte aux allégations de Patrick Kabou

Dans l’arène surchauffée du football africain, où les rivalités sportives peuvent vite dégénérer en tempêtes diplomatiques, le dossier des 18 supporters sénégalais détenus au Maroc pour hooliganisme lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 continue de faire des vagues. Cette fois, c’est le Maroc qui sort du bois pour démentir pied à pied les accusations portées par Patrick Kabou, l’avocat des prévenus.

Un démenti ferme et structuré, qui vise à rétablir les faits dans un contexte où les passions nationales menacent de prendre le pas sur la raison.
Le parquet marocain, pi­qué au vif par les reproches d’un traitement judiciaire biaisé, a choisi de jouer cartes sur table. Face aux allégations de retards injustifiés dans la procédure, les autorités judiciaires du royaume chérifien balaient d’un revers de main toute idée de procrastination. « Aucun retard non justifié n’a entaché le dossier », affirment-elles avec aplomb, soulignant que la machine judiciaire avance à un rythme dicté par les exigences du droit, sans coup fourré ni délai artificiel. Ce démenti catégorique vise à couper l’herbe sous le pied de ceux qui voient dans ces délais une manœuvre dilatoire, rappelant que la justice, comme un bon vin, ne se presse pas sans raison.
Sur le volet des conditions de détention, le Maroc ne mâche pas ses mots pour dissiper les nuages sombres dépeints par Patrick Kabou. Les détenus, assure-t-on, reçoivent leurs repas de façon régulière et sans faille, loin des scénarios cauchemardesques d’une négligence organisée. Les rumeurs d’une grève de la faim ? De la poudre aux yeux, selon les officiels, qui insistent sur un traitement respectueux des normes internationales. Ce point est crucial, car il touche au cœur de la dignité humaine : le royaume refuse de se laisser traîner dans la boue et martèle que ces supporters sont logés à la même enseigne que tout détenu, sans favoritisme ni malveillance.

Clarifications point par point

Les reports d’audience, souvent brandis comme preuve d’une justice à deux vitesses, font l’objet d’un démenti tout aussi tranchant. Le parquet explique que ces renvois n’ont rien d’arbitraire, ils ont été sollicités par les prévenus eux-mêmes, dans le but de peaufiner leur défense et de garantir la présence de leurs avocats. Un avocat français, inscrit au barreau de l’Hexa­gone, a d’ailleurs assisté à une audience, mais l’absence d’un bureau de consultation local et le désir des accusés d’avoir leurs conseils attitrés à leurs côtés ont conduit à un report jusqu’au 12 février dernier. Le Maroc, en remettant les pendules à l’heure, souligne que ces ajustements ne sont pas des pirouettes, mais des garde-fous essentiels pour un procès équitable.
Enfin, le démenti s’attaque de front aux critiques sur l’assistance linguistique, un aspect souvent négligé mais pivotal dans les affaires internationales. Le tribunal a veillé au grain, en fournissant un interprète assermenté en français, langue parfaitement maîtrisée par l’ensemble des prévenus. Pour aller plus loin, un traducteur en wolof, leur langue maternelle, a été mis à disposition, en étroite collaboration avec le consul adjoint du Sénégal au Maroc. Les autorités rappellent opportunément que la loi marocaine n’impose pas d’interprète lors de l’enquête préliminaire si l’officier comprend la langue de l’intéressé, pourvu que les procès-verbaux soient lus et expliqués avec minutie. Ce détail technique cloue le bec aux détracteurs, démontrant que le Maroc n’a pas lésiné sur les moyens pour assurer une communication fluide et transparente.

Naisa

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