Face aux irrégularités récurrentes lors des épreuves d’Education physique et sportive (EPS), les autorités éducatives renforcent le dispositif médical préalable au baccalauréat 2026. La centralisation des visites médicales à Ankatso vise à garantir l’équité, protéger la santé des candidats et mettre un terme aux fausses déclarations d’aptitude.
Uniformiser les contrôles pour garantir l’équité. Depuis le 16 février, les candidats des Circonscriptions scolaires (Cisco) d’Antananarivo Renivohitra, d’Avaradrano et d’Atsimondrano effectuent leur visite médicale au Centre médico-social et mère-enfant de l’Université d’Antananarivo. Ce dispositif, en vigueur jusqu’au 16 mars, conditionne la participation aux épreuves d’EPS.
Selon les responsables, cette centralisation vise à mettre fin aux falsifications de certificats médicaux. Chaque année, des cas sont signalés : certains candidats sont déclarés inaptes sans justification valable pour éviter les épreuves physiques, tandis que d’autres sont autorisés à participer malgré des problèmes de santé réels. Ces dérives nuisent à l’équité entre candidats et compromettent la crédibilité des résultats.
Préserver la santé des candidats
Au-delà de la lutte contre la fraude, la mesure répond à un impératif de sécurité. Chaque année, des candidates enceintes se présentent aux épreuves pratiques, tandis que des cas d’accidents graves et même de décès sont rapportés lors des épreuves physiques.
Le contrôle médical préalable vise ainsi à prévenir les risques, en identifiant les contre-indications et en orientant les candidats vers des dispenses justifiées. Selon les informations, le Centre enregistre environ 2.400 consultations quotidiennes, les équipes médicales s’efforçant de réduire l’attente et d’assurer un traitement rapide.
Contraintes logistiques et hausse des frais
Si l’objectif d’assainissement est salué, des établissements soulignent les difficultés liées au déplacement obligatoire vers Ankatso, notamment pour les candidats venant des zones éloignées. Certains responsables plaident pour l’envoi d’équipes médicales mobiles afin de limiter les coûts de transport. La visite médicale coûte désormais 3.000 ariary, contre 1.000 ariary auparavant dans les CSB2, une hausse qui suscite également des critiques.
Les candidats doivent finaliser cette démarche avant le 16 mars. Par ailleurs, les inscriptions au baccalauréat cette année restent ouvertes jusqu’au 27 mars à 18 heures, délai non négociable. Rappelons que les épreuves écrites se dérouleront du 20 au 24 juillet pour le baccalauréat général, et du 20 au 30 juillet pour l’enseignement technique et professionnel.
Fahranarison




