Lutte pour les droits des femmes: tenue de la première université féministe à Madagascar

Pour marquer la célébration de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, les organisations féministes Nifin’Akanga, Women Break the Silence ainsi qu’Autisme Madagascar, ont annoncé hier la tenue de la première université féministe et scientifique à Madagascar, les 11 et 12 mars prochains, cela avec le soutien du Service de coopération et d’action culturelle (SCAC) de l’ambassade de France à Madagascar.

Il s’agit, durant ces deux jours, de redonner une portée sociopolitique forte, au-delà de la commémoration symbolique.
D’après les organisateurs, l’objectif est de produire des savoirs féministes contextualisés et de renforcer les capacités des participantes et participants ainsi que de structurer un plaidoyer féministe ancré dans la réalité malgache. De ce fait, quatre axes thématiques seront au centre des discussions à savoir : «Nos corps, nos silences : l’autonomie comme acte politique Féminis­me», «Laïcité et normes sociales dans la société malgache contemporaine», «Frontières numériques et puissance technologique : sécuriser nos voix » et «Etre féministe en temps de crise : résilience et engagement».

Appel à contributions
Afin d’enrichir les débats, un appel à contributions a été lancé jusqu’à hier auprès des universitaires, chercheuses et chercheurs, militants, journalistes et membres de la société civile, à soumettre des propositions de communications, panels, ateliers ou témoignages. Les échanges, recommandations et contributions seront compilés dans un livret de capitalisation et valorisés à travers les différents supports de communication des organisations porteuses.
« A travers cette première université féministe et scientifique, nous voulons redonner à la date du 8 mars toute sa force politique, celle d’un mouvement qui refuse le silence, l’invisibilisation et les violences faites aux femmes », a indiqué la présidente de Nifin’Akan­ga, Kemba Ranavela. « Nous croyons profondément que personne ne doit être laissé en marge des combats pour la légalité. Cette université féministe et scientifique est l’occasion de faire entendre des expériences trop souvent ignorées », a affirmé, pour sa part, Bodoari­fara Ralandison, coordinatrice d’Autisme Madagascar.

Sera R.

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