Art contemporain: Jessy Razafimandimby, de Genève à Londres

Après une première exposition monographique en 2024 à Madagascar, l’artiste pluridisciplinaire Jessy Razafimandimby signe son retour sur la scène contemporaine européenne à travers deux installations collectives, « Valse Velue » à découvrir jusqu’au 8 mars au Centre d’Art Halle Nord (Genève) et « Lord Arthur Savile’s Crime » dans la galerie d’art Sadie Coles HQ (Londres) jusqu’au 21 mars.

Pour « Valse Velue », Jessy Razafimandimby a travaillé en étroite collaboration avec l’estate de
l’artiste suisse Cathy Jose­fowitz afin de sélectionner des œuvres explorant la relation entre l’humain et l’animal. En réponse, il a créé une nouvelle série de peintures et d’installations, favorisant un dialogue entre leurs pratiques artistiques. Pour cela, il a puisé son inspiration dans l’Agility, une activité qui implique de faire franchir à un chien une série d’obstacles, de tunnels, de haies et de passerelles selon un parcours soigneusement élaboré.
La seconde est une exposition collective inspirée de la nouvelle d’Oscar Wilde,
« Le Crime de Lord Arthur Savile », une œuvre humoristique d’époque, écrite à Lon­dres en 1891, riche en descriptions évocatrices des intérieurs et des rues londoniennes, ainsi que de ses habitants croqués avec hu­mour. Jessy Razafiman­dimby partage la cimaise avec une bonne quarantaine d’artistes issus d’horizons différents.
Né en 1995 à Antanana­rivo, Jessy Razafimandimby vit et travaille entre Genève et Marseille. Après avoir obtenu son Bachelor en arts visuels à la Haute école d’art et de design de Genève en 2018, il a présenté son travail à Antananarivo, Dortmund, New Delhi et Genève. Artiste pluridisciplinaire, il s’exprime à travers la peinture, le dessin, l’installation et la performance. L’artiste re­donne vie à un monde hérité du passé, en faisant réfé­rence au cinéma français des années 1960, au jazz, au design et à l’architecture d’après-guerre. Il porte une attention particulière à l’histoire de la décoration intérieure et de l’ornementation, ainsi qu’aux conventions so­ciales et aux « bonnes manières » traditionnellement asso­ciées à un mode de vie con­servateur, promues par un système bourgeois et classiste.

Joachin Michaël

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