Christian Afakandro et Paolo Raholinarivo: le torchon brûle

Entre le député Christian Afakandro et Paolo Raholinarivo, administrateur civil et ancien Directeur des études et de gestion des risques auprès du BNGRC, la guerre verbale est déclarée sur les réseaux sociaux, illustrant la montée des tensions autour du processus de Refondation.

Les invectives ont commencé à fuser le lendemain de la transmission du Programme de la re­fondation à la Commu­nauté de développement de l’Afrique australe (Sadc) par le président Michaël Randrianirina, le 28 février à Iavoloha. Sans amba­ges, Paolo Raholinarivo a remis en cause cette feuille de route et s’en est pris au ministre d’Etat chargée de la Refon­da­tion, Hanitra Razafi­manan­tsoa.
Selon lui, le manque d’ouverture est à déplorer dans cette démarche non inclusive qui ne reflète pas suffisamment les aspirations de toutes les sensibilités politiques du pays, alors qu’il s’agit d’un processus structurant, qui trouve un écho dans le débat national.
Mais le député élu à Mahajanga et vice-président de l’Assemblée nationale, Christian Afakandro, n’a pas été de cet avis. Fervent défenseur du régime de la refondation, il est monté au créneau en dé­nonçant, selon lui, une tentative de pression politique visant à intégrer le cercle du pouvoir durant cette période de transformation institutionnelle.
A couteaux tirés

Et la réplique de Paolo Raholinarivo ne s’est pas fait attendre, laissant place à des échanges houleux. Ce dernier a laissé entendre que le niveau d’éducation du député laisse à désirer, sans oublier de remettre en cause la légitimité politique de celui-ci à Mahajanga. A cet égard, il a également formulé des accusations graves à l’encontre de Christian Afakandro concernant la gestion des aides destinées aux victimes des récents cyclones.
En guise de réponses, Christian Afakandro a avancé que ces déclarations dépassent les limites du débat politique. Il y voit des propos diffamatoires, un manque de respect envers une autorité institutionnelle. D’après ses dires, les informations véhiculées sont inexactes. Le dé­puté appelle ainsi son contradicteur à adopter un ton plus respectueux à la dignité du débat public.
En ces temps où Mada­gascar se trouve à un mo­ment charnière de son histoire
politique, la divergence de vi­sions sur la manière de pro­céder, apparait inévitables. Cependant, pour de nombreux observateurs, la qualité du débat politique est plus que jamais déterminante pour renforcer la crédibilité du processus de refondation et la confiance de la population dans ses institutions.

Tivo Rasam

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