La Gen Z revient sur le devant de la scène politique du pays en posant des exigences et non des moindres, à savoir, la dissolution de la HCC, de l’Assemblée nationale et du Ceni. Elle dénonce les dérives de la gouvernance de la transition qui, selon ses dires,
s’éloignerait des revendications exprimées dans la rue.
Nonobstant tous les problèmes que le pays aurait à affronter vis-à-vis de la communauté internationale et régionale en cas de dissolution de ces institutions, mettant le pays dans une situation délicate, il se pose la question de la conduction des affaires étatiques. Il n’y aura plus la moindre balise aux actions de l’exécutif.
Qu’en sera-t-il de l’équilibre des pouvoirs ? Le cas échéant, on serait amené à donner les pleins pouvoirs au Chef de l’Etat. Ce serait un retour en arrière. Cela a été la source de tous les problèmes dans l’histoire politique du pays : Tous les pouvoirs centralisés entre les mains d’une seule personne
Cela a toujours été le problème du pays depuis son accession à l’Indépendance. C’est l’une des erreurs du passé qui a entrainé le pays à la ruine. Faudra-t-il alors se résoudre à mettre en place des institutions provisoires ?
Il faudra alors procéder à de nombreuses autres nominations. A-t-on les moyens suffisants pour le faire ? Quoi qu’il en soit, c’est l’objectif inavoué de tous ces politiciens en mal de crédibilité et qui y trouverait une occasion pour acquérir un siège dans les sphères du pouvoir.
Au fait, on peut se demander qui finance la Gen Z pour qu’elle puisse se permettre de louer une salle du Novotel pour organiser une conférence de presse ? Ce n’est pas donné à tout le monde de le faire. Autrement dit, la Gen Z dispose d’un fonds occulte.
Pour en revenir à notre sujet principal, il faut reconnaitre que beaucoup de choses peuvent être reprochées à la gouvernance de la Transition. Entre autres, on peut citer la lenteur dans les décisions importantes à prendre que certains esprits qualifient rapidement d’incompétence.
Mais ce qui étonne tout particulièrement l’opinion publique est le fait de voir que certaines personnes qui traînent déjà des casseroles lors des précédents régimes retrouvent des postes de responsabilité dans les hautes sphères de l’Etat, comme si de rien n’était. Leur retour en force ne passe pas inaperçu.
C’est une situation que la gouvernance de la transition devrait redresser le plus vite possible dans la mesure où les revendications exprimées dans la rue exigeaient un changement radical. D’autant plus que cela affecte, qu’on le veuille ou non, l’image même du pouvoir.
Quant à un changement total, cela est possible, mais cela demande du temps. Il est certain que lors de la concertation nationale, une concertation sur la refondation des institutions de la République aura lieu. Ce sera l’occasion de tout chambouler. Il ne faut jamais confondre vitesse et précipitation.
Ranaivo Lala Honoré




