A l’approche de la Journée internationale des droits des femmes, l’Association des Officiers de la Marine Marchande malgache (AOMMM) lance un message fort. La marine marchande est un métier qui n’a pas de genre.
Une profession accessible à tous. L’association souligne toutefois que les candidates doivent remplir les critères pour être officier de la Marine marchande, à l’issue d’un concours d’entrée. A citer les compétences techniques, la rigueur professionnelle et le leadership. Et malgré cette ouverture, les femmes restent encore largement sous-représentées dans le secteur maritime.
La présidente de Womesa Madagascar, Hanitra Andriantsoa, partage aussi la position de l’AOMMM.
« Les femmes ont toute leur place dans le secteur maritime », affirme-t-elle. Mais les statistiques parlent d’elles-mêmes. Les femmes restent largement sous représentées dans le secteur, moins de
19 % de la main-d’œuvre maritime mondiale et environ 1 % des marins embarqués.
Pour renverser cette tendance, l’association a fait de sa priorité la promotion de la carrière féminine au sein de la Marine marchande. L’objectif est d’encourager de nouvelles vocations et de soutenir l’émergence d’une génération de navigatrices malgaches.
Vice-présidente de l’AOMMM, l’officier second mécanicien illimité Bodo Ratolojanahary a décrit les exigences du métier. « Être officier m’a permis de développer une discipline professionnelle exigeante, fondée sur la rigueur et le perfectionnisme », explique-t-elle. Elle a mis en avant les responsabilités qui lui incombent en tant qu’officier : « Chaque décision prise doit prioriser la sécurité et la performance. La légitimité ne vient pas d’un titre, elle se construit ».
Parmi les futures professionnelles, Maminiaina Blandine Randriaharimanantsoa, élève officier de quart pont. La jeune femme affirme avoir choisi cette voie avec motivation. « Je veux prouver que compétence, discipline et leadership ne dépendent pas du genre », déclare-t-elle. Elle encourage les jeunes filles à s’engager dans le domaine maritime.
A noter que dans la Grande île, la formation des officiers est assurée par l’École nationale d’enseignement maritime (ENEM) de Mahajanga, tandis que les concours sont sous l’égide de l’Agence portuaire maritime et fluviale.
Arh.




