La journée d’hier nous a réservé bien des surprises. Bien malin est celui qui aurait prévu toutes ces grandes nouvelles. La première a été l’annulation par le Conseil d’Etat annule de l’élection de Harilala Ramanantsoa à la Mairie d’Antananarivo. Autrement dit, elle va être déchue de son poste.
Ceci étant, il est certain que les élections municipales concernant la Capitale ne se tiendront pas d’ici tôt. La raison est : Qui va organiser ces élections ? Comme on le sait, la Ceni est plus ou moins sur la sellette. Probablement, on va en profiter pour mettre un PDS à la tête d’Antananarivo. Pourquoi pas un militaire ?
D’ailleurs, se pose la question sur les sanctions éventuelles pouvant être appliquées à la Ceni. Effectivement, elle ne peut pas être absoute pour avoir promulgué des résultats faussés. De même, pourquoi seules les élections concernant Antananarivo renivohitra sont-elles remises en question ?
Il y a bien d’autres localités où les résultats ont fait l’objet de contestation. Si tous les candidats qui se sont sentis lésés demandent la reconsidération des résultats, on va assister à un raz de marée de réclamations partout à Madagascar. Mais toutes ces plaintes ont été placées sous silence.
Mais une autre plus grande nouvelle est tombée dans l’après-midi de cette même journée : C’est la suspension du gouvernement suite à la décision de la Présidence de la Refondation de la République de Madagascar. Probablement, on va assister à la nomination d’un nouveau Premier ministre.
Pour rappel, le gouvernement Herintsalama Rajaonarivelo n’est là que depuis 4 mois. Bien évidemment, le Président de la refondation avait déjà annoncé que chaque ministre ferait l’objet d’une évaluation. Et que tous ceux qui n’auront pas atteint les objectifs qui leurs ont été fixés seront remerciés.
De ce fait, on pense bien que cette décision ne fait pas suite à la revendication de la Gen Z de ces derniers jours qui exigeait ni plus ni moins que la démission du Premier ministre. Mais toujours est-il que certaines personnes vont y croire en faisant le rapprochement.
Si c’était le cas, cela présenterait un danger parce qu’à force de vouloir satisfaire toutes les revendications, il s’en suivrait une instabilité des institutions. A ce rythme, si on change de gouvernement tous les 4 mois, on aura droit à 6 gouvernement jusqu’à la fin du mandat de la gouvernance de la Refondation
Comme une grande nouvelle peut en cacher une autre, tant qu’on est sur la voie, on est en droit d’attendre la divulgation des résultats de l’audit effectué au niveau des différents ministères. Qui sait ce qui va en sortir ? On pourrait aller de surprise en surprise.
Ranaivo Lala Honoré




