Une violente attaque menée par des dahalo a eu lieu, très tôt hier matin à Betroka, avec comme bilan le décès d’un villageois et des blessures graves pour sept autres. Pas moins de 70 hommes équipés d’une vingtaine de fusils de chasse ont pris d’assaut aux environs de 4 heures, le fokontany de Beadabo, commune rurale de Mahabo, district de Betroka.
«Les malfaiteurs étaient déjà sur place peu de temps avant de passer à l’assaut, sans que les villageois s’en soient aperçus. En réalité, ils avaient attendu que certains ouvrent la porte de leur maison avant d’attaquer», indique-t-on.
Un vendeur de zébus du village a été le premier à sortir de sa maison comme à ses habitudes. D’autres ont fait de même quelques instants après et curieusement, les bandits semblaient avoir attendu que plusieurs portes s’ouvrent pour attaquer. Cela étant, les malfaiteurs sont passés aux hostilités en tirant sur tout ce qui bougeaient, et c’est dans cette circonstance que l’opérateur a été tué sur le coup. Il en est de même pour les sept autres villageois blessés. Après quoi, les assaillants se sont emparés de plus de 45 têtes de zébus dont la majorité appartenait à l’opérateur.
Intervention
La brigade de gendarmerie de Betroka n’avait appris les évènements que tardivement, hier vers 11h, par le biais du chef fokontany de Beadabo qui l’a contactée au téléphone.
«C’est une zone sans réseau et assez éloignée. Du coup, les gens doivent effectuer un long déplacement pour trouver un réseau et ainsi de téléphoner. Nous n’étions donc au courant des évènements que vers 11h, heure à laquelle nous avons lancé les investigations», a avancé la gendarmerie de Mahabo, contacté au téléphone, hier après-midi.
Malgré des ratissages dans la zone, les gendarmes n’ont pas réussi à pister les bandits, ces derniers ayant pris la direction du sud, vers Isoanala, alors que les militaires et le fokonolona de Mahabo sont partis vers le nord. Mais qu’à cela ne tienne, les unités de gendarmerie postées dans le sud de Mahabo, notamment celle d’Isoanala et les localités voisines, ont pris le relais pour la poursuite des voleurs. N’empêche qu’au stade actuel, les bandits courent toujours dans la nature avec les bétails.
Par ailleurs, d’après les informations reçues, les attaques entre villageois persistent depuis bien longtemps dans cette circonscription. Le fond des discordes est souvent des conflits familiaux (désaccord au sujet de terre). «Suite aux altercations, les villageois quittent leur village d’origine pour se réfugier dans un autre et une fois “établis”, ils créent un groupe dans le dessein d’attaquer leur ancienne demeure et ainsi de suite, expliquant pour beaucoup l’insécurité ambiante dans la zone», a-t-on expliqué.
ATs.




