Qui sera le prochain Premier ministre ? C’est la grande question qui se pose aujourd’hui après le limogeage du dernier locataire de Mahazoarivo. C’est un sujet majeur qui éclipse tous les autres sujets d’actualité compte tenu de l’importance du rôle à jouer pour le futur chef de l’exécutif.
Des profils sont déjà avancés et considérés (à tort ou à raison ?) par certains observateurs de la chose politique comme ayant déjà une longueur d’avance par rapport à d’autres candidats. Pour ne pas faire de jaloux on se gardera de citer ces noms d’autant plus que la politique a ses raisons que, des fois, la raison ignore.
C’est pour ainsi dire qu’on ne peut pas savoir d’avance ce qui va sortir du chapeau du magicien car une surprise est toujours possible. Il n’est pas à exclure qu’en fin de compte, aucun des « favoris » ne soit finalement retenu. C’est une éventualité qui peut se présenter.
Mais quoi qu’il en soit, il y a des principes auxquels le processus de refondation ne pourrait pas se soustraire. Il serait logique que le nouveau Premier ministre soit une personne qui n’a jamais « fricoté » avec les régimes qui se sont succédé dans la mesure où aucun ne peut se prévaloir d’avoir réussi à développer le pays jusqu’ici.
Autre principe que doit suivre à la lettre tous ceux qui auront à proposer un nom dans ce sens, c’est d’avancer le nom d’une personne qui traîne déjà des casseroles. C’est ce que reproche l’opinion publique à la nomination de certaines personnes dans les hautes sphères de l’Etat.
Autrement dit, cette personne devra être complètement « clean » sur tous les rapports. Il y en a certainement. Mais d’un autre côté, il ne faut pas que ce soit un illustre inconnu parce que le cas échéant, cela suscitera encore plus d’interrogations de tous les côtés.
De toutes les façons, il ne faut pas s’attendre à ce qu’il fasse des miracles. Cela dépendra des moyens (notamment financiers) qui seront mis à sa disposition et de la marge de manœuvre qui lui sera accordée. Ce qui n’est pas donné d’avance. Ne dit-on pas que même la plus belle du monde ne peut donner plus qu’elle a ?
Les nombreux défis qu’il à relever ne sont pas des moindres. Ils touchent tous les secteurs. La situation actuelle du pays en est la preuve. Or les Malgaches s’attendent à un changement rapide. Ce qui rend le choix très difficile. Une chose est certaine : Personne ne fera l’unanimité générale.
Quant aux valeurs auxquels le prochain Chef du gouvernement doit avoir, elles sont tellement nombreuses qu’il serait impossible pour une personne de les avoir toutes. Autrement dit, le profil idéal n’existe pas et qu’il faut se satisfaire de ce qu’on va avoir. C’est une illusion de croire pouvoir trouver l’oiseau rare.
Ranaivo Lala Honoré




