Les habitants de Tsaramandroso, fokontany Soamanjaka Nord, dans la commune d’Ampangabe (district d’Ambohidratrimo), ont vécu l’horreur avant-hier dans la soirée. Un gang composé d’une dizaine d’individus lourdement armés, a attaqué successivement deux maisons et une épicerie. Deux personnes ont été tuées au final, s’agissant d’une mère de famille d’une quarantaine d’années et de sa fille dans la vingtaine. Le frère de cette dernière a été grièvement blessé et est soigné actuellement au CHU JRA Ampefiloha.
Cette famille attaquée en premier était les occupants de la deuxième maison ciblée. Elle s’est réfugiée dans une maison voisine quand les bandits ont fait irruption dans la leur. Mais les malfaiteurs l’ont pourchassé dans sa cachette et ont ouvert le feu.
«La fille a été tuée sur le coup, tandis que sa mère a reçu une balle près de son œil. Peu de temps après son admission au CHU JRA, elle a rendu son dernier souffle. Par contre, le fils également touché par les projectiles, a survécu», indique-t-on.
Clandestinement…
Le gang avait fait irruption dans la première épicerie vers minuit en forçant la porte sans que personne ne les a aperçu. Une fois à l’intérieur, les bandits ont menacé les propriétaires des lieux avec leurs armes à feu, et les ont contraints de coopérer pour éviter de se faire tirer dessus. Ce fut ainsi que les malfrats se sont emparés d’une somme s’élevant à 3,3 millions d’ariary, en plus d’emporter une certaine quantité de marchandises. Après quoi, ils ont rejoint la deuxième épicerie où ils ont agi de la même manière, à la différence que les occupants de la maison n’y étaient plus.
L’affaire n’allait pas en rester là, vu que les bandits ont retrouvé la petite famille dans sa cachette. Comme pour assouvir leur colère, ils ont tiré en rafale sur les membres de la famille, dont le bilan évoqué précédemment se passe de commentaire. Et pour couronner le tout avant de s’en aller, le gang ne s’est pas privé d’emporter des marchandises avec la somme d’argent liquide en possession de la famille.
Pour l’heure, la brigade de gendarmerie d’Ampangabe en charge de l’enquête sur cette affaire ne dispose d’aucun indice susceptible de mener sur la trace des bandits. Parallèlement à cela, le voisinage déplore le fait que les bandits ont pu agir sans avoir été nullement inquiétés, alors même que le camp de la gendarmerie se trouve à quelques lieux seulement des maisons ciblées…
ATs.




