Madagascar relance sa filière café. Le Programme national de relance et de compétitivité de 2026 à 2036, est au cœur d’un atelier national de consultation, organisé par le ministère de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire (Miasa) depuis hier, à Antananarivo, avec la participation des chercheurs, producteurs, opérateurs et partenaires techniques et financiers. « Nous voulons relancer durablement la filière café », déclare le ministère.
L’atelier harmonise les données sur les surfaces, les producteurs, les infrastructures et le matériel végétal. Il valide et hiérarchise les zones d’intervention prioritaires, tout en produisant une cartographie des priorités et des acteurs. Il identifie aussi les contraintes, les opportunités et les mesures d’atténuation des risques. Les résultats orienteront la mise en œuvre du programme dès 2027 sur le terrain.
Et 14 régions prioritaires sont concernées. Une enveloppe indicative de 150 millions de dollars, sera mobilisé pour accompagner le programme. « Nos territoires diffèrent par leur potentiel, leurs contraintes et leurs besoins », souligne un représentant des institutions de recherche.
La première phase du programme s’étale de 2027 à 2031, couvre 45.000 hectares et touche 70.000 à 90.000 producteurs. Elle vise un volume de production de 46.800 tonnes par an ; avec un objectif final de 100.000 tonnes.
Pour rappel, la production était élevée dans les années 1970 et 1980. Elle s’est effondrée durant la décennie suivante. Plantations vieillissantes, sous-investissement, filière désorganisée, qualité irrégulière et financement limité, expliquent ce recul. Les chocs de marché ont aussi aggravé la situation.
« Nos plantations vieillissent et la qualité reste irrégulière », reconnaît un producteur.
Nouvelles opportunités
Le marché mondial offre pourtant de nouvelles opportunités, avec une hausse de 180 millions de sacs de 60 kilogrammes. « Madagascar doit proposer une origine fiable, traçable et différenciée », estime un opérateur. Produire plus ne suffit pas. La stratégie inclut aussi la qualité post-récolte, l’agrégation, la logistique, la contractualisation et le financement des campagnes.
Arh.





