La filière bambou est en pleine structuration à Madagascar. Pour ce faire, les partenaires mobilisent trois grands projets, pour développer les différents maillons de la chaîne de valeur, à savoir l’INBar, le projet d’appui à la filière mené avec la Fédération luthérienne mondiale (FLM) et celui de
B-Resilient, présentés d’un atelier de consultation multi-acteurs vendredi à l’Ibis Ankorondrano. L’organisation de la production, de la transformation et de la commercialisation du bambou, ont au centre des échanges,
Le projet INBar, financé par l’Agence chinoise de coopération internationale pour le développement (Cidca) à hauteur de 2 millions de dollars, constitue l’un des principaux dispositifs engagés pour soutenir le développement du bambou à Madagascar. Visant à renforcer les capacités des acteurs et à poser des bases d’une filière bien organisée, il est renforcé par le projet d’appui à la filière mené avec la FLM, davantage orienté vers la valorisation de la fibre de bambou.
Puis, le projet B-Resilient consiste à mettre en place une pépinière, afin de sécuriser l’approvisionnement en matière première, ainsi que la production de charbon écologique à base de bambou … Renforcer les capacités des artisans et améliorer la transformation du bambou en produits commercialisables, sont aussi au programme.
Le président du Centre malgache des ressources et des technologies du bambou (CMBart), Jean Yves Razafindrakoto, a mis en avant les multiples usages de cette matière première, notamment dans la fabrication de charbon, de papier, de meubles, et d’objets de décoration. Les pousses de bambou sont une véritable mine de nutriments.
« Le bambou peut être utilisé comme une excellente alternative à l’alimentation du bétail et aux engrais dans l’agriculture, permettant également d’améliorer de 10% la qualité du lait et de 12% la quantité produite,», a-t-il insisté.
Jean Riana





