Presque tous les hôpitaux et centres de santé de la capitale ont été débordés depuis hier vers midi. Et pour cause, plus de 180 membres du personnel du centre d’appel Konecta sis à Ivandry, ont été atteints d’une Toxi-infection alimentaire collective (Tiac). Selon une proche de l’une des victimes, aucun mort n’était à regretter jusqu’à hier au Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU JRA) à Ampefiloha.
Journée mouvementée, hier dans la capitale. Les ambulances ont effectué des va-et-vient entre Konecta Ivandry et les différents établissements sanitaires pour secourir plusieurs employés dudit centre d’appel atteints d’une Tiac. Autant dire que seuls quelques membres du personnel n’ont manifesté aucun signe de malaise. Et, les sirènes ont retenti, même dans la soirée d’hier.
« Le médecin au sein de l’entreprise nous a signalé, vers midi, la présence de deux employés présentant un malaise. Nous avons immédiatement envoyé sur place des ambulanciers. Le nombre de victimes n’a pourtant cessé d’augmenter », a expliqué une source auprès de l’Organisation sanitaire tananarivienne inter-emprises (Ostie).
Au CHU JRA, entre autres, le service des urgences était débordé de patients. « Jusqu’ici, aucun mort n’est à regretter. Par contre, tous les patients ici sont sous sérum. Nous ne savons pas l’aliment ayant causé cette intoxication. En tout cas, tous les malades ont présenté les mêmes signes », a indiqué une proche de victime.
Des échantillons analysés
D’autres sources ont indiqué qu’une trentaine d’employés de Konecta ont été envoyés à cet hôpital de référence, sans parler de ceux au Centre hospitalier universitaire « Manara-penitra » à Andohatapenaka,
au Centre hospitalier de Soavinandriana (Cenhosoa) et aux autres établissements sanitaires. Contactée sur le sujet, la police a indiqué ne pas disposer d’informations y afférentes pour le moment.
Des représentants du ministère de la Santé publique se sont rendus au Konnecta dans la soirée d’hier. Selon eux, des échantillons d’aliments suspectés d’avoir causé la Tiac ont été envoyés en laboratoire pour déterminer les ingrédients mis en cause. Ce fait rappelle étrangement le drame d’Ambohimalaza, survenu en juin 2025, à la différence que
l’intoxication alimentaire n’a causé pour l’instant aucune perte en vie humaine.
Une soixantaine de patients ont été pris en charge au service de réanimation médicale hier soir. Une dizaine d’autres ont été affectés au service de chirurgie viscérale. Des membres du gouvernement se sont rendus sur place accompagnés du président de délégation spéciale de la CUA, pour voir de près la situation et venir au chevet des victimes. L’Etat va prendre en charge tous les frais médicaux, selon le ministre de la communication et de la culture. Il a confirmé que plus de 180 employés ont été atteints
de cette Tiac. Leur situation s’améliore selon les responsables de l’hôpital, certains ayant même demandé de rentrer, mais le personnel médical a refusé pour le moment. “La mise en place d’un service dédié exclusivement au traitement des intoxications alimentaires est à
l’étude au CHU JRA, vu la multiplication des cas ces derniers temps”, a indiqué un responsable de l’hôpital.
LR





