Madagascar présente un risque de surendettement modéré, selon le nouveau cadre de viabilité de la dette des pays à faible revenu, établi conjointement par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, et adopté le 9 septembre 2026.
Pour la Grande île, les indicateurs demeurent globalement favorables. Son endettement est jugé modéré, ce qui limite son exposition aux crises de la dette. «Cette situation constitue un signal encourageant», souligne le communiqué. Le texte rappelle toutefois qu’il faut poursuivre «une gestion prudente et rigoureuse des engagements financiers de l’État», afin de «préserver les équilibres macroéconomiques».
Le nouveau cadre distingue désormais le risque de surendettement et la viabilité de la dette. Le premier restera mesuré par des ratios et classé comme faible, modéré ou élevé. En complément, des modèles probabilistes estimeront les chances que la dette demeure viable à moyen terme. Le FMI et la Banque mondiale conservent néanmoins leur pouvoir d’appréciation.
La dette intérieure sous surveillance
Les institutions accordent aussi plus d’attention à la dette domestique. De nouveaux ratios globaux de dette publique, assortis de seuils, voient ainsi le jour. Par ailleurs, des outils de réalisme encadreront le financement intérieur et examineront notamment l’exposition du secteur bancaire national.
La méthode de calcul des seuils par pays, change également. D’après les données d’octobre 2025 des Perspectives de l’économie mondiale, huit pays afficheraient des ratios plus élevés,
tandis que huit autres enregistreraient de ratios plus faibles.
Enfin, le cadre ajoute une analyse à long terme. Il évaluera en outre la qualité, l’étendue, la transparence et la fiabilité des données sur la dette. Le FMI utilisera ce dispositif dans ses rapports au conseil d’administration à partir du second semestre 2027, après la pause estivale. Une période de transition est donc prévue d’ici là.
Arh.





