Les petites et moyennes entreprises (PME) dans 16 pays en développement, situés en Afrique, en Asie, en Amérique latine et dans les Caraïbes, y compris à Madagascar, vont pouvoir renforcer leurs capacités, grâce au projet Trade for resilient, inclusive and sustainable economic growth (Triseg), lancé hier, dans les locaux du CCIA à Antaninarenina, par TFO Canada en partenariat avec la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Antananarivo (CCIA),
«TFO Canada est fier d’appuyer les PME de Madagascar afin de renforcer leur capacité d’exportation et de les aider à saisir de nouvelles opportunités sur les marchés étrangers, transformant ainsi l’accès aux marchés en une croissance économique durable », a souligné Steve Tipman, directeur général de TFO Canada, à cette occasion.
Au total, 3.200 PME sont ciblées dans le monde, dont 200 à Madagascar. Parmi les bénéficiaires, 67 % seront des entreprises dirigées par des femmes ou appartenant à des groupes sous-représentés. Plus de 5.550 PME bénéficieront également d’ informations commerciales par l’intermédiaire de plateformes numériques de TFO Canada. L’objectif final est de faciliter l’accès des PME aux marchés internationaux et de soutenir leur développement.
Changer de mentalité
Le président du Syndicat des Industries de Madagascar (Sim), Tiana Rasamimanana, a mis en exergue la collaboration de longue date entre Madagascar et TFO Canada. Selon lui, les entreprises malgaches doivent améliorer la qualité de leurs produits afin de percer sur les marchés internationaux.
« Il faut changer les mentalités et faire de Madagascar un pays exportateur plutôt qu’un pays essentiellement importateur. Dès que l’euro s’apprécie, notre économie en subit immédiatement les conséquences, ce qui révèle notre forte dépendance aux importations. Pourtant, les opportunités d’exportation existent, à condition de savoir identifier les marchés et les voies d’accès » a-t-il déclaré.
Dans cette perspective, la CCIA entend renforcer l’accompagnement des entreprises malgaches vers les marchés extérieurs. L’enjeu est notamment de mieux exploiter le potentiel des marchés de l’Océan Indien. L’Union européenne, les États-Unis et le Canada constituent également des débouchés accessibles aux produits malgaches. « Madagascar continue à exporter une part importante de ses matières premières, alors que la création de valeur passe par l’exportation de produits transformés et finis », a souligné Tiana Rasamimanana.
Jean Riana





