Incendie meurtrier à Maevatanàna: deux personnes placées sous mandat de dépôt

L’affaire liée à l’incendie d’une habitation survenu à Maevatanàna dans la nuit du 15 octobre dernier, ayant entrainé la mort de six personnes d’une même famille, a été conduite devant le parquet du tribunal de première instance de Maevatanàna avant-hier. 

Etant donné que de nombreuses personnes ont dû être écoutées par le parquet dans cette affaire, l’audience s’est tenue en deux jours, c’est-à-dire avant-hier et hier. Et finalement, le juge d’instruction a tranché sur le sort des deux principaux suspects, lesquels ont été placés en détention préventive à la maison carcérale de Maeva­tanàna.
Les suspects ne sont autres que des personnes qui travaillaient avec les victimes sur le même site d’exploitation aurifère. De source auprès de la brigade de gendarmerie de Maevatanà­na en charge de l’enquête, leur incrimination aurait dé­coulé du fait qu’ils avaient eu une altercation avec la famille victime les jours précédents le drame, autour de l’exploitation d’un endroit du site à Berere. Les deux hommes avaient été surpris près de l’habitation des victimes la nuit des faits et se sont enfuis dès que l’embrasement s’est déclaré. C’était d’ailleurs le chef de famille qui les a pourchassés dès que sa maison a pris feu. Actuellement les deux villageois attendent leur procès en prison.

Carbonisées…

Pour rappel, dans la nuit du 15 octobre, l’habitation en chaume de cette famille d’orpailleurs composée de sept personnes à Andravo­nala, commune rurale de Maevatanàna II a pris feu, alors qu’elle était dans son sommeil. Réveillé par les flammes, le chef de famille a évacué en catastrophe sa maison incendiée et une fois dehors, il a vu deux hommes quittant les lieux à toute vitesse. Poussé par la rage de rattraper les fuyards, il s’est mis à les pourchasser, oubliant complètement que sa femme et ses enfants étaient à l’intérieur de la maison en feu.
N’ayant pu rattraper les deux hommes et vu d’ailleurs qu’il s’est rappelé promptement des circonstances qui venaient de se passer, le père de famille s’est précipité pour retourner chez lui. Mais c’était uniquement pour regarder sa maison brûler, car il n’y avait plus rien à faire, sinon d’alerter les villageois. Ces derniers se sont démenés aussitôt pour essayer de sauver les personnes à l’intérieur de la case mais encore une fois, c’était déjà trop tard. Ses trois enfants étaient déjà carbonisés, tandis que sa femme enceinte de leur quatrième enfant et leur enfant adoptif, avaient encore un souffle de vie quand les sauveteurs sont arrivés. Mal­heu­reusement, la dame et l’enfant ont succombé à leurs blessures sur la route de l’hôpital. Le père de famille lui aussi avait été blessé dans l’incendie mais s’en est sorti.
L’on sait par ailleurs qu’en apprenant l’arrestation des deux suspects la semaine passée, le fokonolona et les proches de la fa­mille ont manifesté leur colère auprès de la brigade de gendarmerie de Maevatanà­na en réclamant leurs têtes. Mais une rencontre entre les villageois et les autorités a permis de trouver un terrain d’entente et ainsi de ramener le calme sur place.

ATs.

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