A Ambano, dans le district d’Antsirabe II, région Vakinankaratra, les producteurs d’orge réduisent leurs surfaces cultivées. Ils craignent pour l’avenir de la filière et réclament l’aide de l’État.
La collecte des récoltes bat son plein. Mais les volumes reculent, et les revenus des exploitants agricoles avec eux. En 2026, les superficies consacrées à l’orge à Madagascar passent de 2.200 à 1.600 hectares. Le nombre de producteurs suit la même pente : il baisse d’environ 25 %. Ils étaient 20.000 en 2025. Ils ne sont plus que 15.000.
Cette chute s’explique d’abord par la collecte de Malto, qui diminue cette année. La quantité à restituer passe ainsi de 80 kg à 52 kg. L’entreprise a pourtant tenté d’alléger les charges des producteurs en relevant les prix. Mais les difficultés persistent.
« Cette année, nous traversons une période difficile », témoigne Jean-Rémi Rafanomezantsoa, producteur à Ambano. « Nous cultivions plus de 50 ares, parfois bien davantage. Nous vendions au moins 80 kg. Aujourd’hui, on ne collecte que 52 kg au maximum. Nous avons donc dû réduire nos surfaces ».
Un appel aux autorités et aux parlementaires
À ces difficultés s’ajoutent les vols de récoltes. Entre insécurité et incertitudes économiques, l’avenir de la filière inquiète d’autant plus les agriculteurs. Pourtant, introduite en 1976 dans la Matsiatra Ambony, le Vakinankaratra et l’Amoron’i Mania, cette culture existe depuis près de 50 ans. Elle a profondément transformé la vie de nombreuses familles.
C’est pourquoi les producteurs interpellent aujourd’hui les autorités, sous le leadership du Président de la Refondation. Ils rappellent les promesses reçues et sollicitent également les députés. Surtout, ils attendent des mesures concrètes pour éviter le déclin de l’orge.
« Nous sollicitons l’attention du gouvernement et des autorités agricoles, à commencer par le Président de la Refondation», plaide Vololona, productrice d’orge à Ambano. « Nous avons entendu les promesses. Mesdames et Messieurs les députés, accordez-nous une attention particulière. Nous aussi, agriculteurs, nous voulons ressentir concrètement les effets de la Refondation ».
Arh.





