Hier, lors d’une visite à la maison centrale d’Antanimora, la procureure de la République du Tribunal de première instance (TPI) Anosy, Narindra Navalona Rakotoniaina, a exposé la politique pénale actuelle de la Justice. Cette politique prévoit des mesures de mandat de dépôt systématique pour les infractions graves telles que la traite de personnes, les violences basées sur le genre (surtout le viol), le kidnapping (y compris le rapt d’individus atteints d’albinisme), les trafics de drogues, de ressources minières, ainsi que d’espèces protégées et endémiques, et même les feux de brousse qui ont récemment ravagé des localités dans la Grande île.
Dès qu’une affaire concernant ces types d’infractions parvient au bureau du procureur, les suspects sont systématiquement placés sous mandat de dépôt. Même si l’affaire nécessite l’envoi du dossier au juge d’instruction, le parquet demande la détention préventive ou des peines fermes et sévères en cas de procès. Si un accusé est libéré, le parquet fera appel de la décision.
A titre d’exemple, 18 individus soupçonnés d’enlèvement d’un albinos, ont été déférés au parquet mardi. Quatorze d’entre eux, tous des hommes, ont été placés sous mandat de dépôt à la Maison de force de Tsiafahy, tandis que les quatre femmes ont été envoyées à la prison d’Antanimora.
F.M