Paramédicaux : le SISFM dénonce une usurpation de fonction et de titre

Le Syndicat des infirmiers et sage-femme de Madagascar (SISFM), initiateur de la Journée nationale de solidarité des paramédicaux, une initiative visant à interpeller les responsables compétents face aux maux qui minent leur métier, dont l’insécurité, l’abus de pouvoir et l’affectation abusive… souligne n’avoir eu aucune rencontre avec le ministère de la Santé publique, vendredi.
Sur sa page Facebook, ce département a annoncé avoir reçu le Syndicat des infirmiers et de sages-femmes à travers les 23 régions. Durant cette rencontre, les deux parties ont discuté des solutions d’urgence et à long terme pour améliorer les conditions de travail de ces agents de santé. Une initiative que le SISFM qualifie d’inappropriée et ne respecte pas les lois en vigueur dans la mesure où c’était le leader et les membres de l’Ordre des infirmiers qui ont été reçus au ministère de tutelle, mais pas le SISFM.
«Association, ordre, syndicat sont complètement différents et chacun a sa responsabilité et son autorité selon la loi. Le seul point commun entre eux est que, selon la loi, le siège des bureaux ne doit pas être dans des établissements publics, car ce sont des institutions privées. Cela a été fait dans un souci de neutralité. C’est aussi pourquoi ils utilisent du cachet bleu au lieu du rouge», a souligné le SISFM, dont le président en exercice a été élu au Congrès national en 2022.
«Cet agissement constitue une forme de violation du statut général des fonctionnaires ainsi que de l’arrêté régissant l’Ordre qui stipule que les membres du conseil d’administration de l’Ordre ne peuvent pas être en même temps leader de syndicat. Il s’agit d’une usurpation de fonction et de titre et d’une violation de la Constitution et de la Convention internationale relative au travail», a ajouté le SISFM.
Le SISFM incite ses membres à ne pas abandonner tout en leur rassurant que le travail syndical va se poursuivre.

Rakoto

 

Partager sur: