Le commerce mondial traverse une zone de turbulences. Dans son dernier rapport d’analyse publié ce mois de juillet, la Banque mondiale prévoit un net ralentissement de la croissance des échanges internationaux pour l’année 2025. En cause : la montée des tensions commerciales et l’instabilité croissante des politiques douanières.
L’annonce en avril par les Etats-Unis d’un relèvement des tarifs douaniers a fortement contribué à ce climat d’incertitude. Bien que certaines des mesures aient été annulées depuis, et que Washington ait entamé des négociations avec plusieurs partenaires commerciaux, le choc initial continue de peser lourdement sur les perspectives mondiales.
Après un début d’année 2024 plutôt dynamique, dopé par les anticipations de hausses tarifaires, la croissance des échanges commerciaux devrait nettement ralentir pour atteindre seulement 1,8 % en 2025, contre 3,4 % en 2024. Ce chiffre représente une révision à la baisse de 1,3 point de pourcentage par rapport aux prévisions établies en janvier. La tendance est généralisée : la majorité des groupes de pays enregistrent des projections revues à la baisse.
Ce ralentissement intervient dans un contexte où le commerce mondial peine déjà à retrouver sa vigueur d’avant la pandémie. A titre de comparaison, entre 2000 et 2019, la croissance annuelle moyenne des échanges internationaux atteignait près de 4,9 %. Le niveau attendu pour 2025 serait donc inférieur de moitié à cette moyenne historique.
Alors que les tensions géopolitiques et les politiques protectionnistes semblent s’installer dans la durée, la reprise complète du commerce mondial pourrait bien se heurter à des vents contraires plus persistants qu’anticipés.
Arh.




