Au cours de la célébration de la Fête nationale française, hier à la résidence de l’Ambassade à Ivandry, la ministre des Affaires étrangères Rasata Rafaravavitafika a parlé de la qualité des échanges entre les délégations franco-malgaches concernant la question sensible des îles situées dans le Canal du Mozambique, entre autres « Nosy Sambatra », « Nosy Nandalova », « Nosy Ampela » et « Nosy Bedimaky ».
« La tenue de cette rencontre témoigne de notre volonté commune de privilégier le dialogue plutôt que la confrontation, afin de faire progresser nos discussions vers une solution juste, durable, conforme aux aspirations de nos présidents, Rajoelina et Macron, ainsi qu’au droit international », a déclaré la ministre dans son allocution. Elle a également salué le climat de respect mutuel et l’esprit constructif qui ont marqué ces échanges, soulignant qu’ils reflètent la solidité des relations bilatérales et la détermination partagée à avancer ensemble. « Je tiens à féliciter le courage des deux chefs d’Etat pour cette initiative, qui aborde un sujet sensible mais nécessaire entre deux partenaires qui s’estiment et se respectent, dans l’objectif d’aboutir à une solution », a-t-elle ajouté.
De son côté, l’Ambassadeur de France à Madagascar, Arnaud Guillois, a rappelé que les accords conclus lors de la visite d’Etat du président Emmanuel Macron seront complétés dans le courant de l’été par une feuille de route bilatérale portant sur de nouveaux projets structurants, en phase avec les priorités définies par les deux chefs d’Etat. Il a précisé que ces avancées ont fait l’objet d’un point d’étape lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères au Quai d’Orsay, le 30 juin, incluant la tenue de la deuxième session de la Commission mixte et la publication d’un communiqué conjoint sur la question des îles du Canal du Mozambique. L’Ambassadeur a salué à cet égard le degré de maturité de la relation franco-malgache qui assume un sujet de différend bilatéral et s’efforce d’identifier des perspectives communes dans le cadre d’un dialogue apaisé.
F.M




