Après les tensions du week-end dernier dans la région Nord de Toliara, la situation est désormais sous contrôle. Quatre personnes ont été arrêtées à la suite d’une plainte collective déposée par les habitants, excédés par les agissements d’un groupe perturbateur lié à l’association Mazoto.
Ces individus sont accusés d’avoir orchestré des troubles dans plusieurs localités avoisinant la RN9, notamment à Tsiafanoka, Benetse et Saririake, en cherchant à faire croire à une opposition populaire au projet minier Base Toliara.
Selon les autorités locales, les violences, incluant des agressions contre des infrastructures scolaires et d’approvisionnement en eau potable, relèveraient d’une manipulation. En réaction, les habitants, soutenus par les chefs fokontany et le maire d’Ankilimaliniky, ont exigé une intervention des forces de l’ordre. Cette mobilisation a permis l’arrestation de quatre fauteurs de troubles, dont trois ont été interpellés après que deux otages ont été brièvement retenus puis relâchés.
Apaisement
Sur le terrain, le climat s’apaise. Une centaine d’éléments mixtes de sécurité assurent le maintien de l’ordre, tandis que les initiatives de dialogue communautaire avec Base Toliara se renforcent. En effet, le déploiement progressif des Plateformes de liaison locale (PLL) dans les communes concernées par le projet minier commence à porter ses fruits.
Ces structures, composées de représentants locaux désignés par les habitants eux-mêmes (jeunes, femmes, notables, personnes handicapées, membres de la société civile), facilitent les échanges avec la société minière. A Tsianisiha, Maromiandra, Belalanda et, depuis peu, Ankilimaliniky, les PLL offrent un espace de concertation transparent et participatif.
Les retours sont positifs. Les communautés affirment leur confiance envers ces représentants. Pour Tsimiova Reketa, du fokontany de Ranobe, «les travaux en cours sur le terrain rendent les choses concrètes». Même son de cloche du côté d’Irène Soangarana, de Benetse : «Nous attendons les retombées positives du projet. Nous voulons que les choses avancent.»
Cette volonté d’apaisement et de développement portée par la population semble désormais tracer la voie vers une collaboration plus sereine et constructive autour du projet Base Toliara.
Arh.




