Comme on est en pleine saison hivernale, les vêtements chauds inondent les marchés où l’on remarque d’emblée la prolifération des friperies. On les trouve non seulement à chaque coin de rue, mais ils envahissent même presque la moitié des marchés des quartiers. «A cause de leur pouvoir d’achat, la majorité de nos clients se tournent vers les articles de deuxième main», a affirmé une fripière du marché d’Anosibe.
En effet, on peut obtenir un pull à partir de 3.000 ariary, 15.000 ariary pour les manteaux et 20.000 ariary pour les blousons et anoraks. Presque 1/5 du prix des habits neufs, ce qui explique cette tendance. Concernant les couvertures, les couettes de deuxième main coûtent à partir de 30.000 ariary et celles en laine à partir de 40.000 ariary.
Actuellement, une balle de friperie de vêtements chauds coûte entre 600.000 ariary et un million d’ariary, pour un poids avoisinant la cinquantaine de kilos. Ce prix varie selon le type d’articles, son origine et sa qualité.
Malgré cette tendance et le froid qui domine actuellement, les fripiers sont unanimes sur la morosité du marché.
Les articles neufs à partir de 50.000 ariary
Dans la majorité des magasins de la capitale, les manteaux, les blousons, les pulls, les vestes, les anoraks et les châles sont les plus exposés. Des articles importés d’Asie coûtent pas moins de 50.000 ariary. Selon les marchands, il s’agit encore du prix des stocks de l’année dernière. Quant aux prix des produits d’origine européenne comme les manteaux et les vestes, ils dépassent généralement les 200.000 ariary.
Pour les couvertures neuves, elles coûtent à partir de 60.000 ariary et dépassent même les 200.000 ariary pour les marques importées.
Sera R.




