D’après le rapport pays 2025 de la Banque africaine de développement (Bad), la participation du secteur privé aux projets d’infrastructures résilientes, reste faible, en raison des risques liés aux coûts élevés d’investissement, d’exploitation et de maintenance, ainsi que de l’absence de mécanismes de garantie publique.
Ce manque d’engagement à mener des projets d’infrastructures, fragilise le tissu économique, d’après ce rapport. Le secteur privé est décrit comme peu développé et largement dominé par une multitude de petites entreprises à faible productivité. En 2020, sa contribution au PIB était estimée à environ 60%, mais ce chiffre masque une réalité dans laquelle l’économie informelle règne en maître, représentant une part de 83,3% de l’économie et générant 95,2% des emplois.
En 2022, le secteur privé formel comptait environ 332.000 entreprises dont près de 93 % sont des entreprises individuelles et moins de 1 % des grandes entreprises.
Compétitivité limitée
Les micros et petites entreprises dominent les secteurs du commerce, de l’agro- industrie, du textile et du bois. Les grandes entreprises sont actives dans les mines, la distribution de produits pétroliers et les services bancaires. Toutefois, la compétitivité des entreprises malgaches reste limitée, en raison de l’insuffisance des infrastructures de transport, d’énergie et de télécommunications.
Ce rapport indique également que le dialogue public-privé reste encore peu développé, pourtant essentiel pour élaborer une stratégie commune permettant de sortir de l’impasse. Dans la foulée,le capital financier est peu diversifié dans le pays. Le secteur bancaire représente plus de 80 % du total des actifs financiers et contribue à 30,1 % du PIB. Le défi est de développer des mécanismes innovants pour répondre aux besoins de financement de l’économie.
Dans cette optique, ledit rapport souligne que la digitalisation de la création d’entreprise et la mise en place d’un portail d’information commerciale, contribuent à améliorer le climat des affaires. Il ajoute également que la loi 2015–039 sur le partenariat public-privé doit toutefois être révisée.
Jean Riana




