Suite à leur demande, les représentants syndicaux de la Jirama, ont été reçus à Iavoloha hier, par le président de la République, Andry Rajoelina. Les tenants et aboutissant du nouveau statut de
la Jirama, ont été au centre des discussions. A ce sujet, le chef d’Etat a mis les choses au clair afin
d’éviter tous malentendus.
Les représentants syndicaux de la Jirama sont ressortis satisfaits de cette rencontre, avec des gages que « la Jirama restera 100 % publique», selon les propres termes du président Andry Rajoelina. Il a été catégorique, « Aucune ouverture du capital à des investisseurs privés n’est envisagée, ni encore de privatiser la compagnie nationale d’eau et d’électricité ». Le président a même rassuré les employés, en annonçant qu’« Il n’y aura aucun licenciement ».
Autant dire que Rajoelina a joué cartes sur table, pour dissiper le doute et faire taire les mauvaises langues et les rumeurs. Le président de la République reconnaît l’ampleur du défi, et manifeste sa volonté de s’engager dans des actions sans précédent, pour redresser l’entreprise. Il a mis en avant les efforts déployés, notamment le lancement d’un programme inédit, de produire 100 MW d’énergie solaire par an.
« C’est une première dans notre histoire énergétique », a-t-il souligné. Il déplore cependant le poids des subventions versées à des compagnies privées au détriment de secteurs clés comme l’éducation ou la santé.
Pour Andry Rajoelina, la relance de la Jirama repose sur un partenariat solide entre l’État et les employés. Il a appelé ces derniers à s’impliquer pleinement dans la lutte contre les pertes techniques et commerciales. Selon lui, la réduction de ces pertes est possible si tout le monde travaille ensemble. Le chef de l’État a également insisté sur le rôle des agents dans la lutte contre le vol d’électricité, appelant à des campagnes de sensibilisation, à l’installation de systèmes de contrôle et à la généralisation des compteurs intelligents prépayés.
Ni privatisée ni démantelée
Le Président n’a pas éludé les dysfonctionnements internes. Il a notamment évoqué le manque de personnel chargé de relever les consommations. « Comment envisager une réduction des effectifs qui sont déjà insuffisants ? », a-t-il interrogé. Il a évoqué la solution des auto-relevés par les abonnés.
Au-delà des réformes techniques, cette rencontre a permis d’envoyer un signal politique clair : « la Jirama ne sera ni privatisée ni démantelée ». Cette décision vise à préserver les droits des travailleurs et à garantir la stabilité des emplois dans un contexte économique déjà sensible. Elle conserve son statut d’établissement public.
Pour dire que le Chef de l’Etat reste déterminé et engagé à poursuivre les efforts de redressement de la Jirama. Et, la vision stratégique prend forme, à travers la promotion des énergies renouvelables et la mobilisation de tous les acteurs internes. La stabilité de cette société d’Etat, sa modernisation et la sécurisation des emplois demeurent les priorités du gouvernement.
Arh.




