Kidnapping à Ankadikely: deux militaires incriminés

Le 10 juillet, une mère de famille a été enlevée par des hommes armés à son do­micile à Ankadikely. Suite cependant aux interventions de la brigade de la gendarmerie Tana-ville, en collaboration avec la compagnie territoriale de gendarmerie de Tana-ville, elle a recouvré la liberté.
Ce jour-là, les malfaiteurs se sont présentés au domicile de leur proie en se faisant passer pour des agents du Pôle anti-corruption (Pac). Munis d’un faux mandat, ils ont amené la patronne des lieux. Plus tard, ils ont con­tacté le mari de l’otage pour réclamer une somme de 10 millions d’ariary, en contrepartie de la libération de sa femme.
Ayant été informée de l’enlèvement, la gendarmerie a immédiatement ouvert une enquête, et les renseignements lui parvenant ont rapidement permis aux in­tervenants de localiser l’endroit où l’otage a été séquestré.
« L’opération de secours a été vite lancée dès que nous avons localisé l’endroit où les ravisseurs détenaient la captive. Ainsi, le lendemain même du rapt, nous sommes parvenus à libérer la victime des mains de ses ravisseurs du côté d’Antsa­hamamy, près d’Ambolokandrina », indique une source auprès de la gendarmerie.

Deux soldats incriminés…

Trois personnes ont été arrêtées par les forces de l’ordre dans cette affaire dont les deux premières au cours de l’opération de sauvetage de la victime à Antsahamamy. L’un des concernés est un sergent-chef, et qui serait un garde du corps d’un chef d’institution, ainsi qu’une femme qui est sa com­plice. Le troisième suspect est un soldat à la retraite en poste auparavant au niveau du Dispositif autonome de sécurité (Das) à Anjozorobe. Il a été capturé mardi. Les enquêteurs supposent que celui-ci est le commanditaire du kidnapping.
Par ailleurs, un pistolet automatique et huit balles de calibre 7,62 mm ont été saisis par les gendarmes au cours des investigations.

ATs.

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